Docomo finalise la virtualisation de son cœur de réseau mobile

Image d'illustration. NTT DocomoNTT Docomo / PR-ADN
L’opérateur japonais Docomo a finalisé la virtualisation de son cœur de réseau mobile, une étape technologique majeure visant à améliorer la flexibilité, l’efficacité et la gestion de ses services pour accompagner l’évolution des usages et des infrastructures mobiles.
Tl;dr
- NTT Docomo a achevé la virtualisation complète de son cœur de réseau, remplaçant les équipements matériels spécialisés par des serveurs à usage général pour ses cœurs 5G, EPC et IMS.
- Cette transformation offre flexibilité, efficacité énergétique, réduction de l’espace et fonctionnalités d’auto-réparation, tout en conservant routeurs et commutateurs physiques pour la stabilité.
- Le projet, réalisé en partenariat avec Cisco, Dell, NEC et Ericsson, représente un jalon stratégique pour le secteur télécom japonais et ouvre la voie à une infrastructure plus évolutive et performante.
Une avancée majeure dans l’infrastructure télécom japonaise
Après plus de vingt ans de recherche sur la virtualisation des réseaux, NTT Docomo vient d’annoncer avoir achevé la virtualisation intégrale de son cœur de réseau. Ce basculement, qui concerne aussi bien les cœurs 5G que l’Evolved Packet Core (EPC) ou le sous-système IP Multimedia, s’inscrit comme une étape déterminante pour l’opérateur nippon. Désormais, ces fonctions critiques reposent sur des serveurs à usage général, remplaçant ainsi les traditionnels équipements matériels spécialisés.
De nouveaux horizons grâce à la virtualisation
L’abandon du matériel dédié offre une flexibilité inédite à Docomo. Les infrastructures peuvent être partagées entre différents systèmes et la capacité s’ajuste automatiquement selon les besoins du trafic. L’opérateur souligne notamment plusieurs avantages clés :
- Efficacité opérationnelle accrue, avec une réduction notable de la consommation électrique.
- Diminution de l’espace nécessaire à l’installation des équipements.
- Mise en place de fonctionnalités d’auto-réparation pour améliorer la fiabilité du réseau.
Les routeurs et commutateurs physiques restent toutefois en place, un choix pragmatique pour garantir la stabilité du réseau.
Un projet collectif d’envergure technologique
La réussite de cette transformation ne s’est pas faite sans alliances. Pour mener à bien cette transition vers un environnement totalement virtualisé, l’opérateur a sollicité le soutien d’acteurs majeurs : Cisco, Dell Technologies Japan, NEC, ainsi que la division locale d’Ericsson. Les responsables industriels impliqués n’hésitent pas à qualifier ce virage de « jalon décisif pour le secteur des communications au Japon ». La mutualisation du matériel ouvre un accès facilité aux ressources et permet une extension plus fluide des capacités lors des pics de demande.
Perspectives et ambitions pour le secteur national
Au-delà de ses retombées immédiates, robustesse, efficacité énergétique, évolutivité, ce chantier incarne surtout la volonté d’offrir à l’écosystème télécom japonais une avance technologique tangible. Cette nouvelle architecture logicielle marque un tournant stratégique susceptible d’inspirer d’autres acteurs, au Japon comme ailleurs.