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Faut-il vraiment continuer à prendre de l’aspirine tous les jours ?

Santé > Quotidien > Symptômes > Médicament
Par Morgan Fromentin,  publié le 15 mars 2026 à 8h00.
Santé
Gros plan d une bouteille de médicament sur une table en bois

Image d'illustration. Gros plan d une bouteille de médicament sur une table en boisADN

De nombreuses personnes prennent chaque jour de l’aspirine dans l’espoir de prévenir maladies cardiaques ou accidents vasculaires. Mais les recommandations médicales évoluent et il devient essentiel d’évaluer si ce geste quotidien reste réellement justifié.

Tl;dr

  • L’usage quotidien de l’aspirine comporte des risques graves.
  • Beaucoup de seniors en prennent sans indication médicale précise.
  • Un dialogue avec un professionnel de santé est essentiel.

Des convictions erronées autour de l’aspirine chez les seniors

Difficile d’imaginer une armoire à pharmacie sans aspirine. Pourtant, si le recours ponctuel à ce médicament en vente libre apaise maux de tête ou douleurs légères, son utilisation régulière par les adultes âgés soulève de sérieuses interrogations. Un récent sondage mené par l’Université du Michigan révèle que beaucoup d’Américains entre 50 et 80 ans consomment de l’aspirine plus de trois fois par semaine — et souvent, sans nécessité médicale formelle. Pourquoi cet engouement persiste-t-il ? Près de 77 % des personnes interrogées pensent que l’aspirine « aide à la santé générale », tandis que d’autres y voient un rempart contre la douleur, le cancer du côlon, voire la démence.

L’aspirine : prévention primaire ou secondaire ?

Il est vrai que certains patients ayant déjà subi un accident cardiaque ou posé un stent se voient prescrire une faible dose quotidienne pour limiter les récidives — ce qu’on appelle la prévention secondaire. Toutefois, généraliser ce traitement comme mesure préventive universelle serait hasardeux. La distinction est majeure : la prévention primaire, elle, vise à éviter qu’une maladie n’apparaisse chez des sujets sains, alors que la prévention secondaire intervient après un premier incident. Dans le panel étudié, près de 43 % avaient déjà présenté une affection cardiovasculaire, mais cela laisse tout de même une majorité de consommateurs qui n’en auraient pas nécessairement besoin.

Des risques parfois sous-estimés

L’autre versant du sujet reste souvent méconnu du grand public : l’exposition accrue aux complications. Si l’action anti-agrégante plaquettaire de l’aspirine réduit bien certains risques cardiovasculaires, elle favorise également ecchymoses et hémorragies internes — cerveau, estomac, intestins… Le docteur Geoffrey Barnes, professeur associé à la faculté de médecine de l’Université du Michigan, nuance : « Même si ces incidents sont rarement mortels, ils peuvent parfois mettre la vie en danger. » À long terme, il n’est pas rare d’observer le développement d’une anémie due à des pertes sanguines occultes.

Savoir accompagner ses proches dans leur prise médicamenteuse

Dans ce contexte incertain où l’automédication s’impose facilement — l’aspirine restant accessible sans ordonnance — le rôle du dialogue familial prend tout son sens. Pour accompagner au mieux un proche âgé qui prendrait quotidiennement ce médicament :

  • Lui demander s’il a évoqué récemment cette prise avec son médecin.
  • L’encourager à mentionner systématiquement l’aspirine dans toute liste médicamenteuse lors des consultations.

Ce point peut sembler anodin, mais permet au soignant d’ajuster ses prescriptions et d’éviter des interactions dangereuses. Finalement, même pour des produits courants comme l’aspirine, prudence et concertation demeurent les meilleurs garants d’un usage éclairé.

Le Récap
  • Tl;dr
  • Des convictions erronées autour de l’aspirine chez les seniors
  • L’aspirine : prévention primaire ou secondaire ?
  • Des risques parfois sous-estimés
  • Savoir accompagner ses proches dans leur prise médicamenteuse
En savoir plus
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