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Vacciner les garçons contre le HPV : un atout majeur dans la lutte contre le cancer du col de l’utérus

Santé > Cancer > Vaccination > Hommes
Par Morgan Fromentin,  publié le 1 mars 2026 à 11h00.
Santé
seringue vaccin

Image d'illustration. Seringue vaccinADN

La vaccination des garçons contre le papillomavirus humain (HPV) suscite l’intérêt des experts de la santé, qui y voient un levier supplémentaire pour freiner la transmission du virus et, ainsi, contribuer à la réduction des cas de cancer du col de l’utérus.

Tl;dr

  • Le HPV est en cause dans la majorité des cancers cervicaux, mais il est évitable.
  • Vacciner garçons et filles augmente l’immunité collective.
  • Une vaccination globale est primordiale pour réduire le nombre de cancers liés au HPV.

Le cancer du col de l’utérus : un ennemi discret mais évitable

Encore largement méconnu du grand public malgré sa gravité, le cancer du col de l’utérus demeure l’un des cancers féminins les plus courants dans le monde. Pourtant, il s’agit d’une maladie presque entièrement évitable. Les chiffres de 2022 sont sans appel : environ 660 000 femmes diagnostiquées et près de 350 000 décès, majoritairement dans les pays à faibles et moyens revenus, là où la prévention et l’accès aux traitements restent insuffisants.

Au cœur du problème se trouve le virus du papillome humain, plus connu sous l’acronyme HPV. Il s’agit d’un ensemble de plus de 200 virus apparentés, dont certains — qualifiés de « hauts risques » — sont responsables de la quasi-totalité des cas de cancer du col. En réalité, deux souches dominent la scène : les types 16 et 18. Ensemble, ils provoquent près de 90 % des cancers du col utérin.

L’enjeu majeur de la vaccination universelle

Longtemps, la stratégie prioritaire a visé exclusivement les jeunes filles. Les vaccins tels que Gardasil ou Cervarix, administrés idéalement entre 9 et 14 ans, protègent efficacement avant le début de la vie sexuelle. Des études attribuent à cette vaccination une réduction spectaculaire des risques : jusqu’à 90 % des cancers pourraient être évités selon le CDC.

Mais en limitant la vaccination aux filles, un maillon crucial manquait à la chaîne. Depuis quelques années, un consensus se dessine parmi les experts : il faut également inclure les garçons dans ces campagnes préventives. Pourquoi ? Parce que même sans col utérin, ils peuvent transmettre le HPV sans symptômes apparents à leurs partenaires et être eux-mêmes exposés à d’autres formes de cancer (anal, pénien ou ORL).

L’effet « bouclier » pour toute la population

Inclure garçons et filles dans les programmes apporte des bénéfices multiples :

  • Diminution globale des infections par effet d’immunité collective.
  • Baisse rapide des cas de transmission entre partenaires sexuels.
  • Protection étendue contre d’autres cancers liés au HPV chez les hommes.

Ce choix stratégique fait déjà ses preuves aux États-Unis, au Royaume-Uni ou encore en Australie, où la vaccination universelle est désormais intégrée au calendrier vaccinal dès l’âge de 9 ans.

Des défis persistants face à la désinformation et aux inégalités

Toutefois, l’écart reste considérable entre régions riches et pays en développement. La progression rapide du vaccin se heurte encore à plusieurs obstacles : désinformation sur les réseaux sociaux, coût élevé ou tabous culturels ralentissent son adoption. Plusieurs institutions comme l’OMS poursuivent leurs efforts pour informer et faciliter l’accès aux vaccins.

C’est bien une mobilisation collective — parents, médecins et responsables publics — qui permettra d’inverser durablement la tendance. L’objectif n’a jamais été aussi clair : faire reculer significativement le poids du HPV sur toutes les générations futures.

Le Récap
  • Tl;dr
  • Le cancer du col de l’utérus : un ennemi discret mais évitable
  • L’enjeu majeur de la vaccination universelle
  • L’effet « bouclier » pour toute la population
  • Des défis persistants face à la désinformation et aux inégalités
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