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Animaleries : les astuces pour contourner la loi sur la vente de chiens et chats, selon 30 millions d’amis

Société > Animaux > Chats
Par Jérôme Nelra,  publié le 19 février 2026 à 23h00.

L’association 30 millions d’amis met en lumière les pratiques des animaleries concernant la vente de chiens et chats. Malgré une législation plus stricte, certaines enseignes semblent user de stratagèmes pour poursuivre ces transactions en magasin.

Tl;dr

  • Vente de chiens et chats interdite, mais souvent contournée.
  • Des failles légales persistent, déplorées par les associations.
  • Absence de sanctions freine l’application effective de la loi.

Un cadre légal fragilisé par des failles persistantes

Depuis le début de l’année 2024, la vente de chiens et de chats en animalerie aurait dû appartenir au passé, conformément à la loi n° 2021-1539. Ce texte, salué à l’époque par les défenseurs des animaux comme une avancée majeure pour le bien-être animal, vise à « lutter contre la maltraitance animale et à conforter le lien entre les animaux et les hommes ». Pourtant, il semblerait que la réalité diffère sensiblement de l’objectif initial.

Des exceptions et un « passe-droit » dénoncés

Dès sa rédaction, cette loi introduisait cependant une nuance importante : les animaleries demeurent autorisées à « présenter » des chiens et chats issus d’associations ou fondations dédiées à la protection animale. Une présentation qui doit obligatoirement s’effectuer en présence de bénévoles issus de ces structures. Un détail qui, déjà, laissait poindre certaines ambiguïtés.

Mais c’est véritablement avec l’arrêté du 19 juin 2025 que le dispositif vacille. Celui-ci redéfinit les règles sanitaires pour les établissements animaliers — fourrières, refuges mais aussi animaleries — tout en insérant discrètement une ouverture à la vente. À travers l’article 25, les animaleries conservent ainsi la possibilité d’héberger chiens et chats « en vue d’une vente », ce que n’a pas manqué de pointer la Fondation 30 millions d’amis, désormais résolue à saisir le Conseil d’État. L’organisation dénonce sans détour un « passe-droit » laissé par le ministère de l’Agriculture.

L’absence criante d’un arsenal répressif

Cet état des lieux n’échappe guère aux autres acteurs du secteur. En octobre 2025 déjà, la fondation Brigitte Bardot partageait ce constat : bien des animaleries jouent sur le flou juridique pour continuer à vendre chiens et chats. Les pratiques observées vont du simple rôle d’intermédiaire entre acheteur et vendeur jusqu’à des transactions onéreuses masquées sous couvert d’adoption.

La difficulté majeure reste néanmoins ailleurs : plusieurs décrets censés instaurer un système de sanctions ne sont toujours pas entrés en vigueur. Voici ce que cela implique concrètement :

  • Aucune peine clairement définie pour les contrevenants.
  • Aucune condamnation possible faute de cadre légal strict.

Résultat : l’interdiction affichée se heurte trop souvent au principe qu’« une loi sans sanction reste lettre morte ».

NAC : un marché en roue libre ?

Enfin, il convient de rappeler que seuls les chats et chiens sont concernés par ce dispositif. Les autres nouveaux animaux de compagnie (NAC), tels que lapins ou souris selon l’arrêté du 11 août 2006, échappent encore à toute restriction sur leur vente en magasin.

Ce point continue d’alimenter le combat des associations qui militent inlassablement pour «un cadre juridique régulant un marché en roue libre».

Le Récap
  • Tl;dr
  • Un cadre légal fragilisé par des failles persistantes
  • Des exceptions et un « passe-droit » dénoncés
  • L’absence criante d’un arsenal répressif
  • NAC : un marché en roue libre ?
En savoir plus
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