Drame au Canada : une fusillade dans une école cause 9 morts et 27 blessés
Le Canada est sous le choc après une fusillade survenue dans un établissement scolaire, qui a coûté la vie à neuf personnes et fait vingt-sept blessés. L’événement bouleverse profondément un pays peu habitué à de telles tragédies.
Tl;dr
- Fusillade meurtrière dans un collège-lycée au Canada.
- Neuf morts, vingt-sept blessés, suspect retrouvé décédé.
- Émotion nationale, attaque rare en Colombie-Britannique.
Choc à Tumbler Ridge : une petite ville frappée par la tragédie
Tumbler Ridge, nichée au pied des Montagnes Rocheuses dans la province de Colombie-Britannique, s’est réveillée hier sous le choc. Un évènement d’une violence rare a bouleversé cette commune paisible de 2 300 habitants. Dans l’après-midi du mardi 10 février, des coups de feu retentissent, frappant un collège-lycée et une résidence voisine.
Le bilan est lourd : neuf morts, vingt-sept blessés dont deux dans un état critique. La police a confirmé avoir retrouvé le corps sans vie du suspect.
Déroulement des faits : confinement et stupeur
Rapidement alertées, les forces de l’ordre sont intervenues pour sécuriser l’établissement. Selon les premiers éléments communiqués par la Gendarmerie royale du Canada, six victimes ont été retrouvées abattues dans l’école, tandis qu’une septième succombe à ses blessures pendant son transfert à l’hôpital. Deux autres personnes seront découvertes mortes dans une maison proche, liée au même assaillant. Ce dernier aurait succombé à une blessure qu’il se serait infligée lui-même.
La rapidité d’intervention a permis d’éviter un bilan humain encore plus dramatique. Sur place, le responsable policier Ken Floyd évoque une « scène épouvantable » et insiste sur la mobilisation exemplaire des premiers secours et des habitants : « C’était une situation évoluant rapidement et de manière dynamique… La coopération rapide a joué un rôle crucial. »
Témoignages et climat d’incertitude
Au sein du collège-lycée, la panique gagne élèves et enseignants. Darian Quist, lycéen confiné en cours de mécanique, raconte avoir reçu sur son téléphone des images « terribles » montrant l’ampleur du drame. Resté enfermé plus de deux heures avant d’être évacué par la police, il témoigne d’une tension difficilement supportable. Sa mère, Shelley Quist, avoue avec émotion : « Je ne vais pas le quitter des yeux pendant un moment maintenant. »
Parmi les mesures prises ce jour-là :
- Confinement immédiat de l’école et des quartiers alentours.
- Alerte d’urgence levée en fin d’après-midi.
- Soutien psychologique mobilisé pour la communauté affectée.
L’émoi national face à un événement rare
La réaction officielle ne s’est pas fait attendre. Bouleversé, le Premier ministre Mark Carney a exprimé sa solidarité sur X envers les victimes et salué « le courage et l’altruisme des premiers intervenants qui ont risqué leur vie pour protéger leurs concitoyens. » Il a également annulé son déplacement prévu en Europe.
Si le Canada connaît très peu de telles attaques – surtout dans ses écoles – ce drame rappelle toutefois que nul n’est totalement épargné. En avril dernier déjà, onze personnes avaient perdu la vie lors d’un incident similaire à Vancouver.
Dans ce coin paisible réputé pour son tourisme nature, les habitants vont devoir composer avec la mémoire vive de cette journée tragique – tout en cherchant à comprendre ce qui a pu conduire à un tel déchaînement de violence.