Corée du Sud : Yoon Suk Yeol lève la loi martiale face à une vague de demandes de démission

Image d'illustration. Manifestation en CoréeADN
Pour la première fois en plus de 40 ans, le président de la Corée du Sud a décrété la loi martiale mardi, avant de la lever plus tard dans la nuit. Qu'est-ce qui a pu motiver une telle décision ?
Tl;dr
- Le président sud-coréen a instauré puis retiré la loi martiale.
- Yoon Suk Yeol fait face à des appels à la démission.
- Le monde s’inquiète de la situation en Corée du Sud.
La Corée du Sud face à une crise politique sans précédent
Dans une surprise totale, le président sud-coréen, Yoon Suk Yeol, a instauré la loi martiale mardi, une première depuis plus de 40 ans dans le pays. Une décision qui a soulevé un tollé tant à l’intérieur qu’à l’extérieur du pays, obligeant finalement le dirigeant à faire marche arrière.
Une loi martiale controversée
Yoon Suk Yeol, dont la popularité est déjà en berne, a tenté d’imposer la loi martiale dans une allocution surprise. Il a accusé l’opposition de constituer des « forces hostiles à l’État » en raison d’un désaccord sur le budget.
Cette loi, qui entraine la suspension de la vie politique et la mise sous contrôle des médias, a provoqué l’indignation des citoyens, qui se sont rassemblés en masse devant le Parlement pour exiger son abrogation et la démission du président.
La réaction de l’opposition et de la communauté internationale
Face à cette situation, le Parti démocrate, principal parti d’opposition, a exigé la « démission » de Yoon Suk Yeol et menacé d’engager une procédure de destitution contre lui. La Confédération coréenne des syndicats a, quant à elle, appelé à une grève générale illimitée jusqu’à la démission de Yoon Suk Yeol.
A l’international, cette annonce a suscité l’inquiétude et la désapprobation, notamment des États-Unis, principal allié de Séoul face à la Corée du Nord, et de la Chine. Des préoccupations également soulevées par les Nations unies et le Royaume-Uni.
Le président sud-coréen sur la sellette
Sous pression, Yoon Suk Yeol a finalement annoncé à la télévision la levée de la loi martiale et le retrait des troupes déployées dans la capitale.
Cependant, le président est toujours sous le feu des critiques, tant de son propre parti que de l’opposition, qui exigent qu’il rende des comptes. Face à cette situation, le dirigeant n’est toujours pas réapparu en public. Une situation qui confirme la crise politique majeure que traverse la Corée du Sud.