Atos, soutien technologique des JO de Paris, essuie une perte de 1,9 milliard d’euros au premier semestre

Illustration. Des évolutions économiques, financières. ADN
Atos, autrefois licorne française prospère, est désormais aux prises avec d'importantes difficultés financières et a récemment entamé un processus de restructuration accélérée. Comment l'entreprise compte-t-elle se redresser ?
TL;DR
- Atos, grand du numérique français, enregistre une perte nette de 1,9 milliard d’euros.
- Une procédure de restructuration est en cours, menée par les créanciers et les banques.
- Ci inclut une hausse de capital et une réduction de la dette importante.
Une situation financière défavorable pour Atos
À l’affiche des titres, le groupe français dédié aux technologies de l’information, Atos, se retrouve dans une situation délicate.
L’entité a fait connaitre qu’elle a essuyé une perte nette de 1,9 milliard d’euros, un chiffre alarmant qui découle de dépréciations d’actifs conséquentes et l’arrêt de contrats clients particulièrement en Amérique.
L’ébauche d’une procédure de sauvetage accélérée
Ayant cumulé une dette brute astronomique de l’ordre de 5 milliards d’euros, le groupe s’est engagé en février dernier dans un processus de restructuration radicale.
C’est dans ce contexte tendu que le consortium dirigé par Onepoint, premier actionnaire d’Atos initialement choisi pour mener à bien cette rude épreuve, a finalement cédé la place aux créanciers et aux banques. Ces derniers ont conjointement convenu de prendre en charge le sauvetage de la société.
Des mesures de redressement économique en place
L’accord conclu par les créanciers prévoit notamment « une augmentation de capital de 233 millions d’euros et une réduction de la dette d’environ 3 milliards d’euros », un plan audacieux qui devrait permettre au groupe de sortir la tête de l’eau.
Des conséquences notables sur l’activité d’Atos
Les retombées de cette situation ne manquent pas de se faire ressentir sur le chiffre d’affaires du groupe qui a vu une réduction de 10% de ses revenus globaux lors de la première moitié de l’année en cours. Toutes les branches d’Atos n’ont pas été épargnées : le secteur Eviden, regroupant notamment la cybersécurité, le numérique et le « big data », a été autant touché que la branche Tech Foundations avec une baisse de revenus respectives de 7,9% et 11,8%.
Il faut souligner que malgré ces déboires financiers, Atos reste un acteur technologique majeur des Jeux Olympiques de Paris et continue d’occuper une place stratégique en matière de défense nationale, notamment sur les aspects liés à la dissuasion nucléaire française.