Sniffy, la poudre énergisante à sniffer, interdite par le gouvernement

Illustration. Une poudre qui ne plait pas aux autorités. ADN
En vente en ligne et dans certains bureaux de tabac, ce produit suscite la polémique en raison de sa consommation similaire à celle de la cocaïne. Face à ce phénomène, la ministre de la Santé exprime sa crainte d'une "mauvaise habitude" en devenir.
TL;DR
- Catherine Vautrin a signé l’interdiction de la poudre Sniffy.
- La ministre a reçu l’autorisation de la Commission européenne.
- La publicité autour de Sniffy a suscité de nombreuses condamnations.
L’interdiction de la poudre Sniffy
La ministre de la Santé, Catherine Vautrin, a signé mercredi 24 juillet un arrêté interdisant la commercialisation de la poudre Sniffy. Ce produit controversé, présenté comme un stimulant, était vendu sous forme d’une poudre blanche depuis quelques mois.
Une décision soutenue par la Commission européenne
La ministre a souligné sa crainte d’une potentielle addiction à ce produit, « parce qu’une poudre blanche que vous commencez à sniffer c’est parfaitement addictif », a-t-elle déclaré depuis l’hôpital Necker à Paris.
Ses préoccupations ont trouvé écho auprès de la Commission européenne, qu’elle avait saisie le 3 juin pour obtenir l’autorisation d’une telle interdiction. Le texte de l’arrêté devrait être publié dans le Journal officiel sous peu pour application immédiate.
« Je m’étais engagé à interdire la poudre énergisante #Sniffy, c’est chose faite. La mesure d'interdiction sera publiée d’ici ce week-end. C’est mon devoir de protéger les jeunes générations. » @Oliviagregoire @Franceinfo pic.twitter.com/U7lGZHi2jK
— Frédéric Valletoux (@fredvalletoux) July 25, 2024
Promotion de Sniffy et indignation publique
Présentée comme une poudre énergisante à inhaler, Sniffy avait précédemment soulevé la polémique car son utilisation rappelait celle de certaines substances illicites. « Une poudre blanche qu’on inhale par le nez ? Bien que cela puisse évoquer le plaisir interdit, c’est totalement conforme à la loi », affirmait la marque sur son site internet.
Les répercussions de cette décision
Disponible en plusieurs saveurs sur internet et chez certains buralistes, Sniffy avait une durée d’action de 20 à 30 minutes par dose, vendue 14,90 euros.
Ce produit a suscité l’indignation et la condamnation de plusieurs représentants de professions, syndicats policiers, buralistes et spécialistes des addictions. Cette nouvelle interdiction renforce le combat du gouvernement pour la protection de la santé publique.