Tuerie de Chevaline : expertises balistiques et génétiques demandées par le pôle cold-cases

Illustration. Scène de crime, enquête en cours. ADN
Plus de dix ans après le massacre, la juge a demandé plusieurs analyses génétiques et balistiques. Que révéleront ces nouvelles expertises sur cette affaire qui reste encore aujourd'hui un mystère ?
Tl;dr
- Depuis début 2024, nouvelles expertises pour le cas Chevaline.
- Ordre d’expertises génétiques sur des mégots et des vêtements.
- Expertises balistiques demandées sur l’arme jamais retrouvée.
- Le meurtre, une des grandes énigmes criminelles françaises.
Une étape décisive vers la résolution du mystère de Chevaline
Depuis le commencement de l’année 2024, le dossier de la tuerie de Chevaline, qui hante les esprits depuis 2012, a vu une avancée significative. Selon une source proche de l’enquête, de nouvelles expertises ont été ordonnées par la juge d’instruction du pôle « cold-cases » de Nanterre.
Les recherches s’intensifient : mégots et vêtements sous le microscope
La magistrate a choisi d’instruire une série d’« expertises génétiques » sur divers éléments relatifs à l’acte criminel. Deux mégots de cigarette ont été retrouvés à proximité de la scène et sont soumis à cette enquête sans savoir s’ils ont une quelconque relation avec le crime.
Les vêtements de la fille aînée, une survivante de cette tuerie, et ceux de Sylvain Mollier, le cycliste disparu, font également partie de ces scellés qui vont être minutieusement analysés, tout comme un fragment de la crosse d’une arme retrouvé près de la scène.
Des expertises balistiques pour en savoir plus
En plus des expertises génétiques, des « expertises balistiques » ont été sollicitées pour obtenir des précisions sur l’arme du crime, qui reste introuvable.
Même si son modèle a pu être identifié grâce à un morceau de crosse, la magistrate et les enquêteurs, grâce aux nouvelles techniques d’investigation, espèrent en apprendre davantage.
Une énigme persistante de la criminalité française
Le quadruple meurtre de Chevaline, qui a eu lieu en septembre 2012 et s’est soldé par le décès de trois membres de la même famille et d’un jeune cycliste local, reste l’une des grandes énigmes criminelles françaises.
Toutes ces nouvelles expertises pourraient, espérons-le, contribuer à élucider ce crime qui a secoué la France et auquel le nouveau pôle ‘cold-case’ de Nanterre consacre ses efforts depuis 2022.