Trump, pour charmer les libertariens, promet la libération d’un ancien baron de la drogue

Illustration. Micro et tribune politique.ADN
Alors qu'il se prépare pour les élections présidentielles contre Joe Biden dans cinq mois, Donald Trump a également annoncé son intention d'inclure un libertarien dans son cabinet gouvernemental. Qui pourrait-il choisir?
Tl;dr
- Trump cherche le soutien du Parti libertarien.
- Promet de libérer Ross Ulbricht si réélu.
- S’engage à inclure un libertarien dans son gouvernement.
- Effectue une tournée auprès des électorats traditionnellement opposés à lui.
Une quête pour l’appui du Parti libertarien
Donald Trump, dans une démarche surprenante, s’est interrogé sur la manière d’obtenir l’adhésion du Parti libertarien, un groupe relativement marginalisé. Il s’est rendu à leur convention nationale le 25 mai, dans le cadre d’une stratégie qui s’inscrit loin des schémas politiques habituels.
Des promesses audacieuses
Dans une déclaration remarquable, Trump a promis, en cas de réélection face à Joe Biden, de libérer Ross Ulbricht, un Américain condamné à perpétuité pour avoir géré Silk Road, un site internet qui généré des millions de dollars grâce à la vente de drogue.
« Si vous votez pour moi, dès le premier jour, je commuerai la peine de Ross Ulbricht », a revendiqué l’ancien président. Il a également engagé sa parole à nommer un libertarien au sein de son gouvernement.
Profil du Parti libertarien et de Ross Ulbricht
Le Parti libertarien, fréquemment représenté par des candidats marginaux aux élections, prône un gouvernement à pouvoir limité, la légalisation de la marijuana et l’abolition de l’agence fédérale de recouvrement des impôts.
Quant à Ross Ulbricht, il est le créateur de « Silk Road », autrefois reconnu comme la plus grande plateforme de vente de drogue en ligne. Il a été reconnu coupable en 2015 pour avoir commercialisé 200 millions de dollars de stupéfiants à des consommateurs internationaux.
Une tournée de diversification des soutiens
La visite de Donald Trump à cette convention s’inscrit dans une série de démarches visant à rallier des électorats traditionnellement opposés à lui. Deux jours avant, il avait également organisé un meeting dans le Bronx, espérant « séduire les électeurs hispaniques et afro-américains qui montrent quelques signes de faiblesse dans leur soutien à Joe Biden. »
Ces initiatives soulignent une possible redéfinition des cibles électorales que l’ancien président semble désormais viser.