RSF révèle que 70% des journalistes travaillant sur l’environnement subissent menaces, pressions et attaques

Illustration. Une presse muselée ?ADN
Dans une large majorité des pays, les conditions de pratique du journalisme sont précaires. La France, cependant, grimpe de la 24e à la 21e position, malgré un état des lieux qui demeure stable.
Tl;dr
- La pression politique sur les journalistes augmente mondial.
- La Norvège mène le classement de la liberté de la presse.
- Le journalisme souffre d’une faible protection de l’État.
- La désinformation s’est enrichie de l’intelligence artificielle générative.
Liberté de la Presse : Des Profondes Inquiétudes Signalées Par RSF
La liberté de la presse subit une pression politique accrue au niveau mondial, en pleine année électorale; évoque un récent rapport de « Reporters sans frontières (RSF) ».
Classement de la liberté de la presse: la Norvège en tête
Le rapport cite la Norvège comme le pays ayant la meilleure liberté de la presse, pour la seconde année consécutive. Au contraire, l’Erythrée culmine en queue de ce classement, devançant la Corée du Nord. La France, quant à elle, est passée de la 24e à la 21e place, pourtant ses indicateurs « stagnent », a déclaré Anne Bocandé, directrice éditoriale de l’RSF.
🔴 #RSFIndex | RSF unveils the 2024 World Press Freedom Index
1: Norway🇳🇴
2: Denmark🇩🇰
3: Sweden🇸🇪
10: Germany🇩🇪
21: France🇫🇷
55: United States🇺🇸
101: Israel🇮🇱
162: Russia🇷🇺
172: China🇨🇳
178: Afghanistan🇦🇫
179: Syria🇸🇾
180: Eritrea🇪🇷https://t.co/fdZ3RWSFjN pic.twitter.com/y30fUGVUQ2— RSF (@RSF_inter) May 3, 2024
Détérioration préoccupante de la liberté de la presse
Le rapport relève que les conditions d’exercice du journalisme demeurent médiocres dans les trois quarts des pays du monde. Gaza est particulièrement citée pour sa « absence manifeste de volonté politique de la communauté internationale à faire appliquer les principes de protection des journalistes », avec plus de 100 reporters palestiniens tués par l’armée israélienne.
De manière plus générale, le rapport 2024 souligne une protection décroissante du journalisme. Par conséquent, « 2024 est la plus grande année électorale de l’histoire mondiale », précise RSF, ce qui pourrait mener à des pressions plus intenses.
Le rôle de la technologie dans la désinformation
Le progrès technologique a joué un rôle dans la propagation de la désinformation. Il inclut l’utilisation de l’intelligence artificielle générative en vue de créer des « deepfakes » audio. Le cas spécifique de la journaliste Monika Todova en Slovaquie, victime d’un tel montage perfectionné, est cité en exemple.
Pour conclure, Anne Bocandé souligne que « La volonté politique peut permettre de meilleures garanties » pour les médias. En témoigne une amélioration de la situation au Chili, au Brésil et en Pologne. L’association propose des mesures concrètes à chaque échéance électorale pour assurer la protection de la presse.