L’espérance de vie en bonne santé à la baisse en 2022
Si l'indicateur de la Drees est en hausse depuis 2008, il est néanmoins plus faible qu'en 2021.
D’après une étude de la Direction des études et des statistiques des ministères sociaux (Drees) publiée de jour, à 65 ans, les femmes peuvent espérer vivre 11,8 ans sans incapacité, c’est-à-dire sans être limitées dans les activités de la vie quotidienne, et les hommes 10,2 ans.
Elle indique en outre qu’en France, « l’espérance de vie à la naissance s’allonge régulièrement, même si elle a été affectée par l’épidémie de Covid-19 et qu’elle n’a pas encore retrouvé sa valeur de 2019, avant l’épidémie ».
Des évolutions « très heurtées »
Les auteurs du rapport évoquent des évolutions « très heurtées » car à cause de la pandémie de Covid, après une stagnation de l’espérance de vie sans incapacité en 2020, elle augmente nettement en 2021 avant de « baisser en 2022 et retrouver un niveau proche de 2020 ».
Pour autant, « ces années supplémentaires de vie ne sont pas toutes nécessairement vécues ‘en bonne santé' ».
L’espérance de vie en bonne santé
C’est pour cette raison que la Drees publie un autre indicateur, celui de l’espérance de vie en bonne santé. À 65 ans, elle a progressé depuis 2008 d’un an et 9 mois pour les femmes, et d’un an et six mois e,n ce qui concerne les hommes.
En 2021, qui correspond à l’année la plus récente pour laquelle ces données sont disponibles pour tous les pays européens, la France se classait quatrième au sein de l’Union européenne à 27 pour l’espérance de vie sans incapacité des hommes à 65 ans, avec un niveau au-dessus de la moyenne européenne (+1 an et 10 mois). Pour les femmes ? La France est troisième, là encore au-dessus de la moyenne de l’UE, c’est-à-dire +2 ans et 8 mois.