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Au-dessus de l’Antarctique, le trou de la couche d’ozone grand comme trois Brésil

Environnement > Antarctique
Par Jérôme Nelra,  publié le 9 octobre 2023 à 16h00, modifié le 13 octobre 2023 à 11h24.

Il s'agit d'une taille parmi les plus importantes jamais mesurées depuis les premières observations.

Et dire qu’au mois de janvier dernier, de nombreux experts avaient indiqué que trou de la couche d’ozone avait tendance à se résorber en une quarantaine d’années…

Même si cette perspective n’est pas perdue, le 16 septembre dernier, le satellite Sentinel-5 de l’Agence spatiale européenne (ESA) mesurait au-dessus de l’Antarctique, un trou de 26 millions de kilomètres carrés. Il s’agit de l’une des surfaces les plus importantes depuis le début des observations il y a un demi-siècle.

Trois fois la surface du Brésil

Certes, cette taille varie souvent au-dessus des régions polaires pour atteindre « un maximum entre la mi-septembre et la mi-octobre ». Seulement, il n’est pas normal qu’il commence à se former au mois d’août, comme ce fut le cas cette année.

Antje Inness, scientifique du CAMS, le Service de surveillance de l’atmosphère du programme Copernicus de l’ESA, estime que la cause de ce trou inhabituellement grand est à chercher du côté de l’océan Pacifique.

Le volcan Hunga Tonga

Ainsi, « L’éruption du volcan Hunga Tonga en janvier 2022 a injecté beaucoup de vapeur d’eau dans la stratosphère qui n’a atteint les régions polaires sud qu’après la fin du trou d’ozone en 2022 ». Une éruption comparable à 100 bombes de type Hiroshima.

Même si l’étude des conséquences de cette éruption n’est pas complète à ce jour, cette vapeur d’eau est susceptible de conduire à « la formation accrue de nuages stratosphériques polaires, où les chlorofluorocarbones (CFC) peuvent réagir et accélérer l’appauvrissement de la couche d’ozone ».

Une inquiétude modérée toutefois

Pour autant, les scientifiques soulignent néanmoins qu’il ne convient pas de s’inquiéter, car la zone située sous cette faille est quasi inhabitée, et elle devrait se refermer d’ici quelques mois.

Et si les niveaux de chlorofluorocarbures  reste stable, notre couche d’ozone devrait être complètement guérie dans 40 ans.

Le Récap
  • Trois fois la surface du Brésil
  • Le volcan Hunga Tonga
  • Une inquiétude modérée toutefois
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