Cet implant biométrique surveille le rejet d’organe chez les patients transplantés
Cet implant biométrique surveille le rejet d'organe chez les patients transplantés. La route sera encore longue avant de pouvoir l'utiliser sur l'homme.
Des chercheurs de la Northwestern University ont développé un implant bioélectrique capable de détecter les fluctuations de températures qui surviennent d’ordinaire juste avant que le corps rejette une transplantation d’organe. Ce capteur est plus petit qu’un ongle pour seulement 220 micromètres d’épaisseur.
Cet implant biométrique surveille le rejet d’organe chez les patients transplantés
Cette nouvelle technologie de capteur est suffisamment fine pour être fixée directement sur la couche fibreuse d’un rein, la capsule rénale, qui entoure et protège l’organe. L’appareil fonctionne en suivant en continu les changements de pression sanguine et de température. Ce thermomètre intégré peut détecter des augmentations de seulement 0,004°C. Quand une irrégularité est détectée, le capteur, qui contient une micro-batterie, utilise le Bluetooth pour alerter un patient ou un praticien de santé via un smartphone ou une tablette. Une augmentation de température est souvent le signe d’une inflammation, ce qui est un signe potentiel de rejet de la transplantation.
Après toute chirurgie impliquant une transplantation d’organe, le risque de rejet est élevé. Le capteur a été pensé et conçu spécifiquement pour les transplantations rénales, mais cela pourrait fonctionner avec d’autres organes, dont le foie et les poumons. Les transplantations de rein aux États-Unis sont en progression et sont recommandées pour les personnes qui ne peuvent vivre sans dialyse. Selon l’American Kidney Fund, il y a rejet un mois après une transplantation chez entre 5 et 20 % des patients.
La route sera encore longue avant de pouvoir l’utiliser sur l’homme
C’est pour cela qu’il est vital de détecter le rejet, lequel survient lorsque le système immunitaire de votre corps traite le nouvel organe comme un corps étranger et l’attaque. Si le rejet est détecté suffisamment tôt, une intervention médicale peut permettre de préserver le nouvel organe dans le nouveau corps. Selon ces chercheurs, l’appareil a pu détecter les signes de rejet trois semaines avant les méthodes de détection actuelles. La manière privilégie aujourd’hui est de passer par une biopsie, qui consiste à prélever un échantillon de tissu de l’organe transplanté puis analysé en laboratoire. Malheureusement, les biopsies sont invasives, peuvent causer des saignements et augmentent le risque d’infection.
Aussi innovante que puisse être cette invention, il faudra encore de longues années avant de pouvoir exploiter comme il se doit cet implant. Il faudra passer la phase de test sur l’homme dans des essais cliniques. Actuellement, les chercheurs évaluent leurs options pour recharger la micro-batterie pour faire en sorte qu’elle puisse durer une vie entière.