Isère : un policier ouvre le feu sur un conducteur qui menaçait de rouler sur un agent à terre
Dans la nuit de samedi à dimanche à Vienne, un policier a ouvert le feu vers un conducteur qui menaçait de rouler sur un agent à terre. L'individu, a priori un mineur, était au volant d'une voiture volée.
Les faits se sont produits dans la nuit du samedi 4 au dimanche 5 juin à Vienne (Isère). Dans le centre-ville, des policiers souhaitaient contrôler un véhicule qu’ils avaient ainsi vu mal garé. L’individu au volant a toutefois refusé d’obtempérer, rapporte le site de 20 Minutes. Et ce conducteur d’avoir pris la fuite.
Il prend la fuite après un refus d’obtempérer et percute d’autres véhicules
En cherchant à semer les forces de l’ordre, le fuyard a percuté l’un de leurs véhicules avant de faire de même avec l’engin d’un civil. C’est ce qu’a ainsi indiqué la procureure de la République à Vienne Audrey Quey. L’individu a finalement été stoppé, mais l’histoire ne s’arrête pas là. En effet, alors qu’un policier arrivait à pied à sa hauteur, le conducteur a redémarré, traînant ainsi le fonctionnaire sur plusieurs mètres.
Un mineur de 14 ans en garde à vue
Le policier traîné est tombé au sol. Le véhicule de l’individu aurait alors initié une marche arrière. Pour empêcher un drame, un autre policier a fait usage de son arme en direction de cette voiture. La procureure souligne qu’un seul coup de feu a été émis. L’individu au volant est sorti du véhicule, volé, avant de perdre connaissance. S’il a été hospitalisé, ce n’est pas en raison du tir car « il n’a pas été touché par balle ». Ce sont ainsi les précédents accidents qu’il avait provoqués qui l’auraient blessés. Se disant âgé de 14 ans, le suspect a depuis été placé en garde à vue pour « recel, refus d’obtempérer et tentative d’homicide sur personne dépositaire de l’autorité publique ». Une autre enquête a été ouverte pour « violences avec arme par personne dépositaire de l’autorité publique », et vraisemblablement confiée à l’IGPN (inspection générale de la police nationale, ou « police des polices »).