Un physicien a fait de son chat le co-auteur de l’un de ses articles
Vers la fin du XXe siècle, un physicien avait fait de son chat le co-auteur de l'un de ses articles scientifiques pour éviter d'avoir à corriger le papier en question.
Cette histoire s’est passée en 1975. Dans le courant de cette année-là, le professeur Jack H. Hetherington, officiant à l’Université d’État du Michigan (États-Unis), avait rédigé un article scientifique. Un papier que le physicien allait soumettre à la revue « Physical Review Letters ». Un collègue l’avait cependant mis en garde : son article allait vraisemblablement lui être renvoyé, et ce refus n’allait pas être motivé par la qualité de ces écrits, comme l’a rapporté le livre Organic Chemistry, The Name Game: Modern Coined Terms and Their Origins, d’Alex Nickon et Ernest F. Silversmith.
Un éditeur refusant que des écrits en « nous » soient signés d’une seule personne
Il se trouve que l’une des règles de cet éditeur était que les pronoms personnels et déterminants utilisés devaient correspondre aux auteurs. En d’autres termes, si une seule personne avait rédigé un texte, elle ne pouvait employer « nous » et « nos », marques de la première personnel du pluriel. Sauf que le professeur Hetherington ne s’était pas privé d’employer de tels termes dans son article. Qui plus est, il ne se voyait pas relire son texte et y apporter les corrections nécessaires.
Un article publié, mais un pot aux roses découvert
Pour s’assurer d’un texte accepté par son éditeur, le physicien a décidé de faire de son chat siamois Chester le co-auteur de son article. Pour donner de la consistance à cet associé, il a ajouté les initiales FD (pour « Felix Domesticus ») et le nom du père de Chester. L’article, signé Jack H. Hetherington et F.D.C. Willard, a ensuite été publié. La supercherie a été découverte quand un visiteur est arrivé sur le campus et a demandé à voir le professeur Hetherington. Ce dernier étant alors absent, c’est le dénommé Willard qui a été sollicité. Pour la surprise que l’on devine.