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Côtes-d’Armor : une mère condamnée pour avoir secoué son bébé de 4 mois

Faits Divers > Justice > Côtes-d’Armor
Par Sebastien Veyrier,  publié le 29 septembre 2021 à 12h00.

L'enfant avait hospitalisé avec deux fractures du crâne et deux hématomes cérébraux. Il avait dû subir une opération.

Les faits remontent à 2019, mais la justice a rendu son verdict ce mardi 28 septembre au tribunal correctionnel de Saint-Brieuc. Une maman vient d’être condamnée à 18 mois de prison avec sursis probatoire pendant trois ans pour avoir blessé son bébé de 4 mois en le secouant. À la barre, la prévenue a avoué avoir été « dépassée » suite à la naissance de son enfant.

Hématomes cérébraux pour l’enfant

Ce sont nos confrères de Ouest France qui ont relayé la teneur des débats qui se sont déroulés ce mardi au tribunal. Les faits remontent dont en 2019 lorsque l’hôpital de Rennes prend en charge un jeune bébé de 4 mois qui souffrait alors de deux fractures du crâne et deux hématomes cérébraux.

Des blessures caractéristiques du syndrome du bébé secoué qui oblige les équipes de soignants à faire un signalement aux autorités. La maman est alors interpellée par les gendarmes dans la foulée.

En garde à vue, elle aurait tout d’abord indiqué que son enfant avait fait une chute et s’était cogné la tête dans les barreaux du lit. Mais rapidement, elle a avoué les faits.

L’autre enfant de la famille témoigne des violences

L’enquête a suivi son cours et la fille du compagnon de la prévenue, âgée de 7 ans, a été entendue. Cette dernière a décrit comment sa belle-mère se comportait violemment avec le nourrisson, le jetant parfois dans son transat ou lui mettant des claques derrière la tête.

Des faits difficilement contestables pour la maman qui a avoué avoir souffert d’un syndrome de « Baby blues » après sa grossesse, favorisés notamment par une faible présence du père de l’enfant au quotidien. En plus de la peine de prison avec sursis, le tribunal a ordonné un suivi médical régulier de l’enfant pour déterminer les potentielles séquelles laissées par ces violences. Le nourrisson avait en effet été opéré à l’époque.

Le Récap
  • Hématomes cérébraux pour l’enfant
  • L’autre enfant de la famille témoigne des violences
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