Toulouse : des parents manifestent pour qu’un élève violent avec enfants et adultes soit pris en charge
Dimanche matin à Toulouse, des parents ont manifesté devant une école primaire pour réclamer que le rectorat règle le problème d'un élève perturbateur. Ce dernier s'en prendrait ainsi autant à ses camarades qu'aux adultes.
Dimanche matin, des parents d’enfants scolarisés dans une école primaire de Toulouse (Haute-Garonne) ont manifesté devant l’établissement pour la problématique d’un enfant perturbateur. Depuis novembre dernier, cet élève de 8 ans n’aurait ainsi de cesse de semer la zizanie dans son école. Cités par La Dépêche du Midi, les parents indiquent que le garçonnet « suit les jeunes filles dans les toilettes, frappe les adultes, balance les sacs par les fenêtres et perturbe les cours ».
Un enfant perturbateur changé d’école : des parents dénoncent un souci non résolu
Le collectif de parents estime que l’élève est « non adapté au système scolaire ». « Il avait des problèmes dans son ancienne école mais le rectorat n’a pas trouvé de solution », est-il déploré. « Ils ont juste déporté le problème en l’inscrivant chez nous ». Pour Jean-François, l’un de ces parents, le temps presse : « On veut que le rectorat trouve une solution. Ce n’est plus possible. À force d’attendre, le problème va être reporté à l’année prochaine ».
Une réunion ne s’étant pas révélée concluante
Jean-François et Anastasia assurent qu’il n’est pas question ici de compliquer la vie de cet élève de 8 ans, car lui aussi est « en souffrance » : « Nous ne voulons pas que cet enfant soit exclu, nous voulons qu’il soit pris en charge par une structure adaptée. Il est en souffrance, le rectorat ne doit pas se contenter de le changer d’école ». Mercredi dernier, une réunion avait apporté une proposition de réponse, sans toutefois convaincre : « Ils ont proposé d[‘]octroyer [à cet élève] un professeur particulier, une fois par semaine. Mais cette personne formée pour gérer ces comportements doit être présente au quotidien, pas sur une période aléatoire ». Les membres de ce collectif espèrent un déblocage rapide de la situation pour une sérénité retrouvée : « C’est mieux pour tout le monde. L’enfant est en grande difficulté et les autres sont terrorisés ».