États-Unis : un hacker pensait pouvoir échapper aux PV, son système s’est retourné contre lui
Aux États-Unis, un hacker pensait pouvoir faire annuler ses contraventions en arborant une plaque d'immatriculation "NULL". Une inscription qui lui a finalement provoqué l'inverse de l'effet désiré.
Cette histoire, remontant à 2016, a été racontée par le principal intéressé en début de mois à l’occasion de la la convention DEF CON 27, la plus connue dans le milieu du hacking. Celui dont le pseudonyme est « Droogie » est un ingénieur en sécurité informatique américain. Voulant éviter les contraventions, il ne cherchait à améliorer sa conduite mais plutôt à faire en sorte que ces procès-verbaux ne lui parviennent jamais. Pour ce faire, rapporte La Dépêche du Midi, il a mis au point un système.
Il inscrit « NULL » sur sa plaque d’immatriculation pour échapper aux PV
Notre homme a ainsi personnalisé sa plaque d’immatriculation, comme cela est possible aux États-Unis, afin d’y faire apparaître le terme « NULL ». En langage informatique, il désigne effectivement une valeur nulle, et « Droogie » pensait ainsi tromper les systèmes de lecture automatique de la police en leur offrant une plaque qui n’aurait, a priori, pu être reconnue par les caméras. Sauf que ce stratagème n’a pas eu l’effet escompté, et « Droogie » a pu s’en rendre compte début 2018. Il a ainsi reçu une première contravention pour l’absence d’un autocollant obligatoire sur sa plaque d’immatriculation. Le hacker a accumulé une dizaine de PV en quelques jours, des amendes qui lui demandaient de régler un total de 12.000 dollars. Pour la précision, plusieurs de ces procès-verbaux étaient antérieurs à la mise en place de la plaque « NULL ».
Des amendes finalement levées
Après avoir payé la première contravention, « Droogie » a été identifié par le sous-traitant chargé des contraventions comme le détenteur de la plaque d’immatriculation « NULL ». Plus question donc pour l’ingénieur de passer entre les gouttes puisque toutes les autres plaques qui n’avaient pu être identifiées par les autorités et qui étaient désignées comme « null » lui ont alors été attribuées. L’homme a expliqué qu’avoir avoir expliqué son histoire à la police, ces amendes ont été levées. Il a malgré tout conservé sa singulière immatriculation, pour une perméabilité aux contraventions toujours effective.