Bernard de la Villardière menacé après son émission "Dossier Tabou"

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Société Bernard de la Villardière
Bernard de la Villardière

Mercredi soir, le journaliste d'M6 Bernard de la Villardière présentait en prime time le premier numéro de son nouveau magazine d'information intitulé "Dossier Tabou" avec un reportage sur l'islam.

Avec plus de 2,4 millions de téléspectateurs, soit 12,2 % de parts d’audience, cette première enquête de "Dossier Tabou" dédiée à l'Islam en France a réalisé un excellent score sur M6.

Parfois jugé "sensationnaliste" sur les réseaux sociaux, Bernard de la Villardière a fait du "Bernard de la Villardière" en allant sur le terrain, le journaliste ayant d'ailleurs dans une séquence laissée à l'antenne été agressé par des jeunes alors qu'il tournait avec ses équipes dans Sevran.

"Après l'émission, j'ai vu des tweets appelant à m'assassiner !" : Bernard de la Villardière

Interviewé avant la diffusion de l'émission, Bernard de la Villardière expliquait : "Maintenant, on ne peut plus critiquer quoi que ce soit ou émettre quelques interrogations ou inquiétudes à l’égard de quoi que ce soit sans que l’on vous reproche de faire des amalgames ou de stigmatiser. Et puis il y a aussi le fameux argument "Le terrorisme est islamiste, c’est pas l’islam". Allez dire aux populations en Irak, en Afghanistan, que les gens qui ont posé des bombes sur des marchés qui ont causé des dizaines de morts… Dites-leur "Vous savez, les terroristes ne sont pas des musulmans !". Ils vont vous rigoler au nez. Voilà, c’est intéressant de travailler sur l’islam en France et sur le travail que font les organisations représentatives de l’islam en France".

Et Bernard de la Villardière d'ajouter : "Lorsqu'on n’osera plus aborder de front les problématiques un peu vives et qui posent problème, notre pays ne sera plus tout à fait une démocratie".

"Taxer quelqu'un de raciste ou d'islamophobe, c'est le meilleur moyen de le disqualifier. C'est lamentable"

Après l'émission, la petite phrase de Bernard de la Villardière "Maintenant, on ne peut plus critiquer quoi que ce soit", a pris tout son sens. Dans un entretien à Télé-Loisirs, BDLV a expliqué :
"C'est la sempiternelle accusation d'islamophobie. Taxer quelqu'un de raciste ou d'islamophobe, c'est le meilleur moyen de le disqualifier. C'est lamentable. Je crois au contraire que je rends service aux musulmans de France en mettant en lumière les tentatives de mainmise de l'islam par des mouvements qui ont une idéologie attentatoire à la République, à l'image du salafisme", avant de conclure à nos confrères :
"Je savais que ça allait tanguer sur les réseaux sociaux. C'est comme ça dès qu'on parle de ces choses-là. J'ai vu des tweets qui respiraient la haine. Certains appelaient à m'assassiner ! Ça n'a pas lieu d'être. Ça ne rend pas service aux musulmans de France".

Crédits photos : communiqué de presse M6 / Dossier Tabou

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