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Une bactérie présente chez les grenouilles et reptiles élimine mieux les tumeurs que des traitements anticancéreux chez l’animal

Santé > Animaux > Cancer > Bactérie
Par Morgan Fromentin,  publié le 24 mars 2026 à 10h00.
Santé
Mains gantées en préparation pour une analyse de laboratoire

Image d'illustration. Mains gantées en préparation pour une analyse de laboratoireADN

Une étude menée sur des animaux a montré qu'une bactérie présente chez les grenouilles et les reptiles s’est révélée plus efficace pour éliminer des tumeurs que les traitements anticancéreux classiques, ouvrant de nouvelles perspectives en oncologie.

Tl;dr

  • Une bactérie de grenouille élimine des tumeurs chez la souris.
  • Résultats supérieurs aux traitements anticancéreux habituels.
  • Sécurité prometteuse, sans atteinte aux organes sains.

Un nouvel espoir venu du règne animal

Loin des laboratoires traditionnels et des traitements standards, une équipe japonaise a misé sur la richesse méconnue de la nature pour s’attaquer au cancer. Menés par le professeur Eijiro Miyako du Japan Advanced Institute of Science and Technology (JAIST), ces chercheurs ont choisi d’explorer le microbiome intestinal… mais pas chez l’humain. Leur intuition ? Que certains animaux pourraient héberger des alliés inattendus contre la maladie. Après avoir prélevé et isolé quarante-cinq souches bactériennes issues de grenouilles arboricoles japonaises, tritons à ventre de feu et lézards verts, l’équipe s’est concentrée sur une souche en particulier : Ewingella americana, trouvée dans l’intestin de la grenouille Dryophytes japonicus.

Des résultats surprenants sur le cancer colorectal

Lorsque cette bactérie a été injectée une seule fois à des souris porteuses de tumeurs colorectales, les scientifiques ont observé un effet radical : disparition totale des tumeurs chez tous les sujets traités. Ce résultat dépasse même ce qu’offrent actuellement les chimiothérapies ou immunothérapies usuelles telles que la doxorubicine ou les anticorps anti-PD-L1. Détail remarquable : il ne s’agissait pas d’une souche génétiquement modifiée, mais bien d’une bactérie naturelle.

Le double mécanisme d’action d’Ewingella americana

Comment expliquer une telle efficacité ? Les auteurs pointent deux axes majeurs :

  • Destruction directe des cellules cancéreuses dans l’environnement pauvre en oxygène des tumeurs.
  • Activation du système immunitaire, provoquant l’afflux massif de lymphocytes T, B et de neutrophiles ainsi que la libération de signaux tels que TNF-α et IFN-γ.

En vingt-quatre heures, la concentration bactérienne au sein des tumeurs explose, accélérant la mort cellulaire.

Sécurité et perspectives : un pari mesuré

Si l’idée d’utiliser une bactérie vivante en oncologie suscite forcément quelques interrogations, ce travail rassure partiellement : après injection, Ewingella americana disparaît rapidement du sang et ne colonise aucun organe sain (foie, poumons, reins, cœur). L’inflammation observée reste légère et brève ; aucune toxicité chronique n’a été détectée après deux mois. Bien entendu, ces résultats relèvent encore du modèle animal préclinique – mais ils ouvrent un chemin novateur pour imaginer demain des traitements moins invasifs et potentiellement plus ciblés. La nature, décidément, n’a pas fini de nous surprendre face au cancer.

Le Récap
  • Tl;dr
  • Un nouvel espoir venu du règne animal
  • Des résultats surprenants sur le cancer colorectal
  • Le double mécanisme d’action d’Ewingella americana
  • Sécurité et perspectives : un pari mesuré
En savoir plus
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