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Troubles bipolaires : prévenir le suicide avec le dépistage précoce

Actualité > Adolescents
Par Jérôme Nelra,  publié le 7 octobre 2015 à 14h38.

La Haute autorité de santé a publié mardi un document à l'usage des professionnels de santé. Le but : sensibiliser au dépistage des troubles bipolaires, qui peuvent conduire au suicide.

Les troubles bipolaires sont classés dans les 10 maladies les plus invalidantes par l’OMS. Ils se caractérisent par une humeur fluctuante, faite d’épisodes d’irritabilité et de dépression, et de périodes liées à des idées de grandeur, d’exaltation et/ou d’agitation. Episodes qui peuvent laisser place à des états normaux de l’humeur.

L’impact des troubles bipolaires

La Haute autorité de santé (HAS) rappelle dans on communiqué qu’« Un malade sur deux fera au moins une tentative de suicide dans sa vie et 15% décéderont par suicide ». En France, la prévalence de ce trouble atteindrait 1 à 2,5% des individus. Mais pour la HAS, le taux ne reflète pas une réalité bien plus négative.

En règle générale, les épisodes maniaco-dépressifs surviennent durant la seconde moitié de l’adolescence, entre 15 et 19 ans, ou avant 25 ans. Voilà pourquoi il est urgent de repérer toute modification du comportement qui viennent troubler « le fonctionnement habituel de l’adolescent ».

Un document pour un diagnostic plus précoce

La HAS rappelle aux médecins qu’il est impératif de soupçonner de tels troubles en cas d’antécédent familial, de modifications psychiques brutales ou encore après plusieurs tentatives de suicide. Dès lors, « Le patient pour lequel un diagnostic de trouble bipolaire est envisagé doit être adressé à un psychiatre pour confirmer le diagnostic, suivre le patient et/ou donner un avis spécialisé en collaboration avec le médecin traitant et avec la famille et les proches. Une collaboration étroite entre le psychiatre et le médecin traitant est indispensable ».

Cependant, la période de l’adolescence étant déjà un moment particulier dans la vie d’un homme ou d’une femme, la HAS reconnait que « les variations d’humeur peuvent être courantes et non pathologiques », et que les troubles bipolaires deviennent difficiles à cerner. « Il est important de différencier les troubles bipolaires d’un épisode dépressif caractérisé isolé ou récurrent car le traitement et la prise en charge ne sont pas les mêmes », indique encore l’organisme.

Le Récap
  • L’impact des troubles bipolaires
  • Un document pour un diagnostic plus précoce
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