Trois jours de cinéma à 5 euros dans toute la France, jusqu’à mardi

Image d'illustration. Salle de cinéma atypique.ADN
Le Printemps du cinéma propose un tarif unique de 5 euros la séance dans toutes les salles françaises, du dimanche au mardi. Cette opération annuelle vise à rendre le cinéma accessible au plus grand nombre durant trois jours consécutifs.
Tl;dr
- Le Printemps du cinéma débute le 22 mars.
- 2 500 cinémas proposent des places à 5 euros.
- Fréquentation en hausse, portée par des films français.
Une opération attendue dans un contexte porteur
À partir de ce dimanche 22 mars, l’événement Printemps du cinéma revient sur les écrans de plus de 2 500 cinémas partenaires partout en France. Alors que le printemps s’installe, cette initiative phare du secteur cinématographique propose durant trois jours un tarif unique de cinq euros la séance. Cette édition 2026 s’ouvre sur fond d’enthousiasme renouvelé pour le septième art, après plusieurs mois de fréquentation en nette progression.
L’effet des succès français et américains
Au cœur de cette dynamique, ce ne sont pas seulement les productions américaines qui tirent leur épingle du jeu. Si la fin de l’année passée a vu affluer les spectateurs devant des blockbusters tels que Zootopie 2, Avatar 3 ou encore La Femme de ménage, la tendance s’est inversée depuis janvier. Désormais, ce sont des œuvres françaises qui s’imposent dans les classements. Parmi elles :
- Marsupilami de Philippe Lachaud, fort de près de 5,5 millions d’entrées ;
- Gourou, porté par Pierre Niney, avoisinant les deux millions de spectateurs ;
- Les Enfants de la Résistance – L’Affaire Bojarski et LOL 2.0, dépassant chacun le million d’entrées.
L’origine et l’objectif du Printemps du cinéma
Conçue en 2000 par la Fédération nationale des cinémas français (FNCF), cette opération vise à stimuler l’intérêt pour les films lors d’une période souvent jugée creuse, entre les vacances d’hiver et celles de Pâques. Selon son délégué général, Marc-Olivier Sebbag, il s’agit d’un moment « dynamique qui valorise l’offre cinématographique hors périodes fortes ». Chaque année, entre deux et deux millions et demi de spectateurs saisissent cette occasion pour retrouver le chemin des salles.
Élections municipales : coïncidence sans crainte pour les salles obscures
Le premier jour du Printemps du cinéma coïncide avec le second tour des élections municipales. Pour autant, aucune inquiétude ne semble perturber la profession. « On peut voter et aller au ciné », glisse avec assurance Marc-Olivier Sebbag. D’ailleurs, il rappelle qu’en 2024, malgré la concordance avec une échéance électorale majeure, la Fête du cinéma avait enregistré une affluence record.
Porté par un public fidèle et une offre renouvelée, le Printemps du cinéma entend bien confirmer cette embellie dans les salles françaises.