En bref
- Places à 5 euros jusqu’à mardi
- Plus de 2 500 cinémas participent
- Les films français portent la reprise
Le Printemps du cinéma revient cette année alors que les salles françaises ont déjà retrouvé un vrai allant. C’est presque le détail qui surprend. L’opération démarre ce dimanche 22 mars et propose, pendant trois jours, un tarif unique de 5 euros la séance dans plus de 2 500 cinémas à travers la France.
Une opération massive pendant trois jours
Jusqu’à mardi, le principe est simple, le même partout ou presque. Une place, un prix unique, dans un réseau très large de salles partenaires. Pour le public, c’est lisible tout de suite, et c’est sans doute ce qui fait la force de ce rendez-vous installé depuis longtemps.
Le secteur espère ainsi prolonger une dynamique déjà bien engagée depuis plusieurs mois. Pas mal de signaux vont dans ce sens, avec une fréquentation en nette hausse à l’échelle nationale.
Les films français relancent la fréquentation
Ces derniers mois, les grosses productions américaines ont bien rempli les salles, avec Zootopie 2, Avatar 3 ou encore La Femme de ménage en fin d’année. Mais depuis janvier, le paysage a changé.
Ce sont désormais des films français qui dominent davantage. Marsupilami, signé Philippe Lachaud, approche les 5,5 millions d’entrées. Gourou, avec Pierre Niney, frôle les deux millions. Et LOL 2.0 comme Les Enfants de la Résistance, L’Affaire Bojarski ont chacun dépassé le million. Le contraste est net, et plutôt bon signe pour la diversité de l’offre en salles.
Pourquoi le Printemps du cinéma existe
L’événement n’a pas été lancé au hasard. Créé en 2000 par la Fédération nationale des cinémas français, il vise à attirer le public dans une période souvent jugée moins porteuse, entre les vacances d’hiver et celles de Pâques.
Son délégué général, Marc-Olivier Sebbag, décrit ce rendez-vous comme un moment « dynamique qui valorise l’offre cinématographique hors périodes fortes ». Chaque année, entre deux et deux millions et demi de spectateurs profitent de l’opération. Bref, ce n’est pas un simple geste commercial, c’est aussi un marqueur du calendrier des salles.
Le calendrier électoral ne fait pas peur aux salles
Le premier jour de cette édition tombe en même temps que le second tour des élections municipales. La profession ne s’en alarme pas. Marc-Olivier Sebbag résume l’idée très simplement, on peut voter et aller au cinéma le même jour.
Il rappelle d’ailleurs qu’en 2024, une autre coïncidence avec une échéance électorale n’avait pas freiné le public. La Fête du cinéma avait même enregistré une affluence record. Les exploitants espèrent donc confirmer l’embellie actuelle, avec un public fidèle et une programmation qui tourne bien.
Vos questions, nos réponses
Jusqu’à quand dure le Printemps du cinéma ?
L’opération commence le dimanche 22 mars et s’étend sur trois jours. Elle se termine donc mardi. Pendant toute cette période, le tarif annoncé reste le même dans les cinémas participants.
Qui organise cet événement ?
Le Printemps du cinéma a été créé par la Fédération nationale des cinémas français, souvent abrégée en FNCF. Cette organisation représente les salles et porte des opérations nationales destinées à soutenir leur fréquentation.
Pourquoi cette période de l’année est-elle visée ?
Parce qu’elle est considérée comme un moment plus calme entre les vacances d’hiver et les vacances de Pâques. L’idée est de remettre un coup de projecteur sur les sorties en salles quand le calendrier est moins naturellement favorable.
La reprise actuelle repose-t-elle seulement sur les blockbusters américains ?
Non. La fin de l’année a bien été portée par de gros titres américains, mais depuis janvier, plusieurs films français ont pris le relais. C’est un point important, car il montre que la fréquentation ne dépend pas d’un seul type de cinéma.