Toute la France est désormais concernée par l’implantation du moustique-tigre

L'Agence Régionale de Santé de Normandie a confirmé mercredi la présence en Seine-Maritime de l'insecte propagateur de la dengue ou du chikungunya, faisant de la Normandie la dernière région touchée. Quelles seront les prochaines mesures de prévention ?

Illustration. Un moustique tigre dans de l'eau stagnante.
Illustration. Un moustique tigre dans de l'eau stagnante. — ADN

Tl;dr

  • Le moustique tigre est désormais présent partout en France.
  • Le vecteur potentiel de la Dengue, le Zika et le Chikungunya est en constante progression.
  • Des mesures sont prises pour lutter contre l’espèce et gérer les cas de maladies.
  • Le moustique ne pique pas lorsqu’il fait très chaud ou en plein soleil.

L’invasion silencieuse du moustique tigre

La présence généralisée du moustique tigre (Aedes albopictus) a été confirmée par l’Agence régionale de santé (ARS) de Normandie. Cet insecte, qui semble avoir une prédilection pour les zones urbaines, est désormais une réalité dans toute la France.

De l’Asie du Sud-Est à la France : une progression constante

Originaire des forêts tropicales d’Asie du Sud-Est, l’aedes albopictus a d’abord été signalé en métropole en 2004. Depuis, sa progression sur le territoire s’est considérablement accélérée. « Le moustique a réussi à s’adapter à divers environnements, notamment en profitant d’une multitude de récipients pour pondre ses œufs », explique l’ARS. « On trouve aujourd’hui ce moustique jusqu’au Bois de Vincennes », confie l’infectiologue Gilles Pialoux.

La dengue, le Zika et le Chikungunya : des menaces bien réelles

Cet insecte, dont les rayures noires et blanches sont reconnaissables entre toutes, est le vecteur potentiel de maladies exotiques telles que la Dengue, le Zika et le Chikungunya. Pourtant, malgré la présence de l’espèce en Normandie, aucune transmission locale de maladie liée à ce moustique n’a été constatée dans cette région.

Les mesures prises par l’ARS pour combattre la menace

Suite à l’annonce de l’implantation du moustique, l’ARS a déclaré mettre en place des dispositions pour lutter contre l’espèce. Parmi elles, « la réalisation d’enquêtes épidémiologiques, entomologiques, la destruction de gîtes, la mise en œuvre de traitements larvicides voire adulticides si la situation le nécessite ».

En cas de détection du moustique ou de déclaration d’une maladie, des mesures de gestion seront mises en œuvre, adaptées au contexte local du territoire en question.

Pour conclure, il existe une particularité chez ce moustique : à l’inverse de ses congénères, il a une préférence pour piquer à toute heure, sauf en cas de grandes chaleurs ou en plein soleil, car il ne parvient pas à réguler sa « température interne ».

Jérôme Nelra

Spécialiste Santé

X Tous ses articles →
Une erreur dans cet article ?

Nous apportons le plus grand soin à chaque article et nous appuyons sur des sources fiables. Personne n'est à l'abri d'une erreur : si vous en repérez une, signalez-la, nous la corrigerons au plus vite.

Sujets
Moustique Normandie

Lisez 24matins en priorité sur Google

Ajoutez-nous à vos sources préférées : nos articles remonteront plus haut dans votre actualité.

Ajouter à mes sources

À découvrir

La suite, sélectionnée pour vous.