En bref
- Les audiences de The Walking Dead chutent fortement après le début de la saison 7.
- La mort brutale imposée par Negan et le suspense prolongé provoquent la colère d’une partie des fans.
- Les intrigues trop longues et la violence répétitive finissent par lasser le public et affaiblir la popularité de la série.
Le vrai tournant, il se voit dans les chiffres. Quand The Walking Dead lance sa saison 7, la série réunit 17,03 millions de téléspectateurs. Six épisodes plus tard, elle tombe à 10,4 millions, son plus bas niveau en quatre ans. Pour une fiction qui dominait les conversations en ligne semaine après semaine, le signal était impossible à rater.
Des audiences qui ont envoyé un signal net
À son sommet, The Walking Dead était partout. Les théories circulaient après chaque épisode, les spoilers forçaient presque à fuir les réseaux, et des personnages comme Rick ou Daryl avaient dépassé le simple cercle des fans de séries. Voir autant de monde décrocher aussi vite a donc posé une question simple, et assez brutale, pourquoi cette fois-là ?
Le malaise ne venait pas d’une petite baisse d’intérêt. Il suivait un épisode pensé comme un événement majeur, celui qui devait relancer la peur et remettre du danger partout. À la place, une partie du public a eu le sentiment qu’on lui demandait surtout d’endurer.
Le cliffhanger de trop
Tout part de la fin de la saison 6. Le dernier épisode s’arrêtait juste avant de révéler qui Negan tuait avec Lucille, laissant les fans passer l’été à spéculer. Les lecteurs des comics avaient une idée, mais la série avait déjà assez changé pour entretenir le doute.
Le 23 octobre 2016, avec The Day Will Come When You Won’t Be, l’attente prend fin. Et c’est là que la colère éclate. Pas seulement à cause de la mort montrée à l’écran, mais parce que beaucoup ont reproché à la série d’avoir étiré son suspense entre deux saisons pour mieux en faire un choc. Le procédé a marqué. Pas dans le bon sens.
Une brutalité plus intime que d’habitude
La série avait déjà montré des horreurs. Des rôdeurs qui déchiquètent, Terminus, le Governor. Mais ici, la violence changeait de texture. Negan n’était pas un monstre sans conscience, c’était un homme qui prenait plaisir à dominer les autres et à le faire comprendre à Rick.
C’est aussi ce qui rend l’épisode si dur à revoir. Jeffrey Dean Morgan y est très bon, clairement, et cette réussite renforce presque le malaise. Pas mal de spectateurs ne sont pas sortis de là en se disant que le méchant était formidable. Ils se demandaient surtout si la série ne confondait pas le fait de bouleverser son public avec celui de raconter une bonne histoire.
La série a gardé la franchise, pas la même magie
Le problème, ensuite, n’a pas disparu. L’arc des Sauveurs a paru trop long à beaucoup, le groupe de Rick a passé de longues périodes séparé, et l’accumulation de souffrance a fini par user. Les moments qui faisaient le sel de la série, l’efficacité muette de Daryl, les décisions désespérées de Rick, devenaient plus rares au milieu de cette noirceur étirée.
La série n’est pas devenue un naufrage total, loin de là, et la franchise est restée vivante avec des spin-offs et des jeux vidéo. Mais l’électricité autour de chaque nouvel épisode, elle, a pris un coup. Dix ans plus tard, cet épisode reste le moment où The Walking Dead a cessé d’être intouchable.