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TGV : Les portiques anti-fraude testés à Marseille-Saint-Charles et Paris-Montparnasse

Environnement > Paris > Marseille > SNCF
Par Sebastien Veyrier,  publié le 11 janvier 2016 à 9h02.

Les gares Marseille-Saint-Charles et Paris-Montparnasse testent un nouveau dispositif d'embarquement pour lutter contre la fraude

La lutte contre la fraude et la sécurité des voyageurs font partie des grandes priorités de la SNCF. Pour aller dans ce sens, l’entreprise va tester pendant trois mois des portiques d’embarquement en gare Marseille-Saint-Charles et à Paris-Montparnasse.

Paris et Marseille, villes-test pour les portiques anti-fraude de la SNCF

C’est donc à partir de ce lundi 11 janvier et jusqu’au 31 mars que la SNCF va tester son nouveau dispositif de portiques placés à l’entrée des quais dans les gares Paris-Montparnasse et Marseille-Saint-Charles.

Lutte antifraude pour voyager en toute sérénité:portes d'embarquement testées par @SNCF https://t.co/Mi7jSVxIsu pic.twitter.com/5mCfJdSEvE

— Groupe SNCF (@GroupeSNCF) January 8, 2016

Ce dernier prendra la forme de grandes portes vitrées occupant toute la largeur des quais. Des portes qui s’ouvriront pour laisser passer le voyageur dès la validation de leur billet. Un système qui rappelle donc ce qui se fait dans le métro. Seuls les passagers porteurs d’un titre de transport aux portes d’embarquement seront donc autorisés à monter dans le TGV. Un lecteur sans contact installé sur ces portiques pourra scanner tous les types de billets (classique, imprimé sur papier libre, sur carte ou smartphone.) Les autres ne pourront donc logiquement pas monter dans le train.

Dispositif embarquement pour la lutte antifraude en test en gare Montparnasse et Marseille : écoutez @AdeRocquigny https://t.co/itTnkHJtcZ

— Groupe SNCF (@GroupeSNCF) January 8, 2016

Un manque à gagner de 300 millions d’euros pour la SNCF

Selon les dernières estimations de la SNCF, la fraude au titre de transport coûte chaque année 300 millions d’euros à la SNCF, dont 200 millions sur les lignes TGV exclusivement. L’installation de ce type de portique coûterait environ deux millions par gare équipée.

Si le dispositif est jugé satisfaisant, il pourrait se généraliser et remplacer les agents SNCF qui contrôlent les billets avant la montée dans les TGV. Aucune crainte à avoir sur l’emploi selon Antoine de Rocquigny, directeur des opérations et du service aux clients chez Voyages SNCF, qui indique que « l’emploi sera maintenu » et qu’« il n’est pas question de déshumaniser les TGV ». En cas de bons résultats, les portiques seront étendus d’ici 2017 à quinze autres gares : Lyon, Nord et Est à Paris, Part-Dieu et Perrache à Lyon, Aix-TGV, Bordeaux, Le Mans, Montpellier, Nantes, Rennes, Saint-Pierre-des-Corps et Tours.

Le Récap
  • Paris et Marseille, villes-test pour les portiques anti-fraude de la SNCF
  • Un manque à gagner de 300 millions d’euros pour la SNCF
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