Sevrage tabagique : Et si la lumière était la solution la plus radicale ?

La dépendance à la nicotine pourrait être combattue grâce à al lumière violette. Explications.

Des chercheurs français (Inserm, CNRS, Sorbonne et Institut Pasteur) et américains des universités de New York et de Berkeley sont parvenus à « éteindre », de la manière que le ferait un interrupteur, l’addiction à la nicotine.

Certes, leurs travaux étaient appliqués à des rongeurs, mais ils pourraient constituer un espoir pour celles et ceux éprouvant les plus grandes difficultés à arrêter de fumer.

Lumière violette, un espoir ?

Dans son communiqué publié au tout début de la semaine, l’Inserm indique que les scientifiques « ont modifié le récepteur nicotinique chez la souris, afin de pouvoir y accrocher un nano-interrupteur chimique réagissant à la lumière ».

Plus concrètement, une exposition à la lumière violette empêcherait la nicotine de venir se fixer sur les récepteurs nicotiniques du cerveau. À l’inverse, dans l’obscurité ou face à une lumière verte, elle jouerait son rôle habituel en maintenant l’addiction.

Identifier « de nouvelles cibles thérapeutiques »

L’action est réversible, et elle n’est pas un antidote au sevrage tabagique à elle seule. Néanmoins, il s’agit d’une piste prometteuse.

Alexandre Mourot, chercheur à l’Inserm et l’un des chercheurs mobilisés par ces travaux, résume l’intérêt de cette découverte : « Cette technologie novatrice permet de mieux comprendre le rôle des différents récepteurs nicotiniques et des différentes voies neuronales dans la mise en place, le maintien de l’addiction à la nicotine, mais aussi dans les processus de manque et de rechute. Cette étape est particulièrement importante pour l’identification de nouvelles cibles thérapeutiques adéquates pour lutter contre l’addiction à la nicotine ».