En bref
- Trois réacteurs EDF restent arrêtés lundi
- Chooz et Cattenom sont concernés
- La baisse des débits motive ces décisions
Lundi en début d’après-midi, EDF comptait trois réacteurs à l’arrêt, deux à Chooz, dans les Ardennes, et un à Cattenom, en Moselle. L’énergéticien l’a confirmé à l’AFP après plusieurs décisions prises depuis la fin de semaine.
Le point commun est simple, le débit des fleuves baisse. Et cela oblige l’exploitant à adapter le fonctionnement de certaines unités.
Trois réacteurs déjà stoppés lundi
À Chooz, les deux réacteurs étaient hors service lundi. À Cattenom, un seul réacteur était concerné à ce stade. Ce sont donc deux centrales qui ont été touchées par ces arrêts liés au manque d’eau.
EDF rattache ces décisions à la situation de la Meuse et de la Moselle. Le groupe ne parle pas d’incident technique, mais d’une adaptation imposée par les conditions hydrologiques.
À Chooz, l’accord sur la Meuse dicte la manœuvre
Le réacteur numéro 1 de Chooz a été arrêté samedi à 23h05, explique EDF. La raison avancée est le respect de l’accord franco-belge du 8 septembre 1998 sur la gestion des eaux de la Meuse.
L’autre unité n’était déjà plus en production depuis le 11 juillet. Là aussi, EDF relie cet arrêt au même texte. La centrale se trouve dans un méandre de la Meuse, à quelques kilomètres de la frontière avec la Belgique, détail qui compte dans l’application de cet accord.
Cattenom freine aussi face à la baisse de la Moselle
Du côté de Cattenom, l’arrêt est intervenu dans la nuit de vendredi à samedi. EDF précise avoir stoppé l’un des réacteurs à titre préventif, cette fois en raison de la baisse du débit de la Moselle.
Le calendrier n’est donc pas exactement le même qu’à Chooz. Mais la logique reste proche, préserver un niveau d’eau jugé suffisant.
Pourquoi le débit du fleuve pèse sur le nucléaire
L’accord rappelé par EDF prévoit que le fonctionnement des unités de production peut être modifié pour garantir assez d’eau aux différents usagers du fleuve, en France comme en Belgique.
Dit autrement, quand le débit chute trop, l’exploitant réduit ou arrête. Résultat, la sécheresse ne touche pas seulement les usages agricoles ou domestiques. Elle pèse aussi sur la production d’électricité, avec un effet concret et immédiat sur l’activité de sites nucléaires comme Chooz et Cattenom.