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Les entreprises accélèrent leurs investissements dans l’adaptation climatique,
mais seules 15 % mesurent pleinement l’impact financier des risques climatiques
- Près de 7 cadres dirigeants sur 10 priorisent l’adaptation climatique pour renforcer la résilience de leur entreprise
- 11 % des organisations sont en retard sur leurs objectifs de neutralité carbone en 2026, contre 1 % en 2025
- Pour plus de 7 organisations sur 10, l’accès aux ressources critiques pèse davantage dans les décisions de durabilité que les objectifs de réduction des émissions carbone
Paris, 16 septembre 2026 – Les perturbations climatiques, le stress hydrique, les difficultés d’accès aux ressources et la volatilité géopolitique exercent une pression croissante sur les opérations des entreprises, leurs chaînes d’approvisionnement et leur croissance. Selon la cinquième édition du rapport du Capgemini Research Institute, « A World in Balance: The resilience reset » (Un monde en équilibre : repenser la résilience), les organisations réagissent en accordant davantage d’importance à l’adaptation au changement climatique et à la résilience1. Par ailleurs, près des deux tiers des organisations déclarent utiliser l’IA pour faire progresser leurs objectifs de durabilité. Cependant, l’étude met également en évidence un écart grandissant entre les ambitions affichées et leur mise en œuvre : de plus en plus d’organisations peinent à respecter leurs engagements de neutralité carbone et peinent à mesurer les impacts liés au climat et à l’IA.
Les stratégies de durabilité se concentrent de plus en plus sur la résilience, la continuité des activités et l’accès aux ressources critiques
Près de neuf organisations sur dix déclarent avoir connu des perturbations liées au climat sur leurs chaînes d’approvisionnement. En réponse, 68 % des cadres dirigeants indiquent que leur organisation priorise activement l’adaptation au changement climatique, contre 56 % en 2025. La perception de la durabilité par les cadres dirigeants évolue : au-delà du reporting et de la conformité réglementaire, elle est de plus en plus envisagée sous l’angle de résultats mesurables pour l’entreprise, et comme un enjeu de résilience, de continuité des activités et d’accès aux ressources critiques. Près des deux tiers des cadres dirigeants identifient la sécurité d’’approvisionnement en énergie et en ressources critiques comme des moteurs essentiels des investissements en matière de durabilité. Plus de sept sur dix déclarent que la sécurisation de l’accès aux ressources critiques, notamment l’énergie, l’eau et les matières premières, pèse désormais davantage sur les décisions liées à la durabilité que les objectifs de réduction des émissions carbone.
Cette transition redéfinit également les priorités stratégiques des organisations : plus des trois quarts des cadres dirigeants disent intensifier leurs efforts pour intégrer la résilience en matière d’énergie et de ressources dans leurs stratégies d’entreprise et de durabilité. Outre les enjeux de sécurité énergétique, les risques liés à l’eau constituent une préoccupation croissante : 61 % des cadres dirigeants estiment qu’au cours des cinq prochaines années, la raréfaction de l’eau représentera une contrainte plus importante pour la croissance des entreprises que l’accès à l’énergie.
Si la prise de conscience de ces risques progresse, le niveau de préparation opérationnelle reste inégal : seules 15 % des organisations ont pleinement quantifié l’impact financier des perturbations liées au climat, et un peu plus d’un cadre dirigeant sur quatre déclare que son organisation a évalué les risques climatiques sur l’ensemble de sa chaîne de valeur ou bien déployé des outils ou plateformes d’analyse des risques climatiques. Néanmoins, la capacité d’adaptation des entreprises semble s’accélérer : la part des cadres dirigeants estimant leur organisation insuffisamment préparée aux impacts climatiques est passée de 54 % en 2025 à 44 % en 2026.
« Les perturbations liées au changement climatique sont devenues notre quotidien, et pourtant un écart important subsiste entre la prise de conscience des risques par les cadres dirigeants et la mise en œuvre concrète des actions nécessaires. Afin de protéger leurs chaînes d’approvisionnement, leurs opérations, leurs infrastructures ainsi que leur accès aux ressources essentielles que sont l’énergie, l’eau et les matières premières, ils ne peuvent plus attendre avant d’agir pour le climat, déclare Cyril Garcia, Responsable mondiale des offres « Sustainability » et RSE, et membre du Comité de Direction générale du groupe Capgemini. C’est encourageant de voir les organisations faire de l’adaptation et de la résilience des priorités pour une croissance durable. Cependant, à mesure que les risques climatiques et géopolitiques évoluent, elles doivent continuer à intégrer la durabilité au cœur de leur stratégie d’entreprise et de leurs activités quotidiennes. »
Les investissements en matière de durabilité continuent d’afficher un retour sur investissement positif
Près de sept organisations sur dix indiquent que leurs initiatives de durabilité ont généré un retour sur investissement net positif. Près des deux tiers des cadres dirigeants (64 %) déclarent que les investissements en matière de durabilité ont stimulé les ventes, contre 47 % en 2025, et 74 % reconnaissent que les pratiques durables ont renforcé la valeur de leur marque.
83 % indiquent que leur organisation augmentera ses dépenses en matière d’adaptation au changement climatique au cours des 12 à 18 prochains mois, reflétant une tendance déjà visible aujourd’hui : l’année dernière, les organisations ont consacré 1,04 % de leur chiffre d’affaires à des initiatives de durabilité, dépassant les 0,8 % initialement prévus. Ces investissements aident également les organisations à gérer les perturbations de leur activité, puisque près des deux tiers des cadres dirigeants issus des secteurs manufacturiers ou fortement équipés affirment qu’ils ont amélioré l’efficacité opérationnelle dans un contexte de contraintes d’approvisionnement, tandis qu’un peu plus de la moitié estiment qu’ils ont renforcé leur capacité à anticiper et à réagir aux perturbations opérationnelles et celles des chaînes d’approvisionnement.
Les entreprises peinent à concrétiser leurs engagements de neutralité carbone
Si la plupart des organisations se sont fixé des objectifs de durabilité, l’étude suggère que leur mise en œuvre reste complexe. En 2026, 84 % des organisations déclarent avoir défini des objectifs fondés sur la science (science-based targets), soit une hausse de trois points par rapport à 2025. Pourtant, seules 42 % indiquent être en bonne voie pour atteindre leurs objectifs à horizon 2030 ou leurs objectifs intermédiaires. Cet écart entre ambition et exécution est particulièrement visible dans les programmes de neutralité carbone. Le nombre d’organisations en retard sur leurs objectifs de neutralité carbone a été multiplié par plus de dix depuis l’an dernier. Par ailleurs, 29 % déclarent avoir reporté leurs objectifs de neutralité carbone, contre seulement 8 % l’année précédente.
Près des deux tiers des organisations reconnaissent qu’il est difficile d’aligner leurs actions de durabilité sur des objectifs fondés sur la science. La disponibilité des données, leur mesure et la visibilité sur la chaîne de valeur demeurent des défis majeurs. La proportion d’organisations capables de mesurer et de collecter des données sur l’ensemble de leurs émissions de Scope 3 est tombée à 34 %, contre 54 % en 2025, soulignant la difficulté à suivre et gérer les émissions au-delà des opérations directes.
L’IA soutient les initiatives de durabilité, mais son impact environnemental reste difficile à mesurer
L’IA est également de plus en plus considérée comme un levier permettant de transformer les ambitions en matière de durabilité en actions concrètes. Près des deux tiers des organisations déclarent utiliser l’IA pour faire progresser leur stratégie de durabilité, et plus d’un tiers utilisent ou prévoient d’utiliser l’IA agentique dans ce but. En parallèle, les conséquences environnementales de l’IA sont de plus en plus prises en compte au plus haut niveau des organisations. Sept organisations sur dix indiquent que les impacts de l’IA sur la durabilité sont discutés au niveau du conseil d’administration.
Cependant, le suivi et la transparence concernant cette technologie demeurent limités. Près de la moitié des dirigeants déclarent que l’IA a significativement augmenté les émissions de gaz à effet de serre. Néanmoins, les préoccupations liées à l’impact environnemental de l’IA semblent progresser plus vite que la capacité des organisations à le mesurer : un peu plus d’un tiers seulement des dirigeants indiquent que leur organisation mesure la consommation énergétique des systèmes et charges de travail d’IA, ainsi que l’empreinte carbone associée.
Pour accéder au rapport complet : https://www.capgemini.com/insights/research-library/sustainability-trends-2026/
Méthodologie du rapport
Le Capgemini Research Institute a interrogé 2 100 cadres dirigeants issus de 701 organisations réalisant chacune plus d’un milliard de dollars de chiffre d’affaires annuel, dans 13 pays d’Amérique du Nord, d’Europe et d’Asie-Pacifique, couvrant 12 secteurs d’activité. Les répondants représentaient les secteurs suivants : l’aéronautique et la défense, l’agriculture et la sylviculture, l’automobile, les produits de grande consommation, l’énergie, les services financiers, la santé et les sciences de la vie, l’industrie, la distribution, les télécommunications, les services aux collectivités (utilities) ainsi que le secteur public et les administrations. L’enquête a été réalisée en juin et juillet 2026. L’étude comprend également une enquête mondiale menée auprès de 6 500 consommateurs ainsi que des entretiens avec 15 dirigeants d’organisations de premier plan.
À propos de Capgemini
Capgemini est le partenaire de transformation business des entreprises à l’ère de l’IA. Nous aidons les organisations à imaginer et construire un avenir intelligent et durable, en combinant l’IA, la technologie et l’ingéniosité humaine pour transformer leur manière d’opérer, d’innover et de se développer. Grâce à nos capacités uniques couvrant la stratégie, la technologie, l’ingénierie et les opérations intelligentes, notre expertise sectorielle approfondie et nos compétences de premier plan en matière d’IA, de cloud et de data, nous transformons les ambitions de nos clients en résultats business mesurables à grande échelle. Soutenu par un solide écosystème de partenaires et près de 60 ans d’expertise, Capgemini est un groupe mondial responsable et diversifié qui compte plus de 410 000 collaborateurs dans plus de 50 pays. Le Groupe a réalisé un chiffre d’affaires de 22,5 milliards d’euros en 2025.
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* Rendre possible, de l’idée à la réalisation
À propos du Capgemini Research Institute
Le Capgemini Research Institute est le groupe de réflexion interne de Capgemini sur tout ce qui touche au numérique. L’Institut publie des recherches sur l’impact des technologies numériques sur les grandes entreprises traditionnelles. L’équipe s’appuie sur le réseau mondial d’experts de Capgemini et travaille en étroite collaboration avec des partenaires universitaires et technologiques. L’Institut dispose de centres de recherche dédiés à Paris, en Inde, au Royaume-Uni, à Singapour et aux États-Unis. Il a récemment été classé n°1 au monde pour la qualité de ses recherches par des analystes indépendants, six années consécutives – une première.
Pour plus d’informations : https://www.capgemini.com/researchinstitute
1 La résilience désigne ici la capacité d’une organisation à anticiper les perturbations, à s’y adapter et à y résister dans l’ensemble de ses opérations, de ses chaînes d’approvisionnement, de ses ressources et de ses marchés.