Poutine lance un mandat d’arrêt contre la veuve exilée d’Alexeï Navalny

Illustration. Une prison russe. ADN
Le 9 juillet, la justice moscovite a émis par contumace un mandat d'arrêt contre Ioulia Navalnaïa, épouse du dissident politique Alexeï Navalny, pour son implication présumée dans un groupe extrémiste. Exilée, son retour en Russie signifierait une arrestation assurée. Qu'envisage-t-elle pour son avenir ?
TL;DR
- La Russie émet un mandat d’arrêt contre Ioulia Navalnaïa.
- L’accusation est « participation à un groupe extrémiste ».
- Ioulia Navalnaïa continue le combat de son mari contre Poutine.
La Russie à la poursuite de l’opposante Ioulia Navalnaïa
Le mardi 9 juillet, la Russie a pris la décision d’émettre un mandat d’arrêt contre Ioulia Navalnaïa, l’opposante en exil, suite à l’accusation formulée à son encontre : « participation à un groupe extrémiste ».
Le tribunal Basmanny ordonne sa détention
Le service de presse des tribunaux de Moscou a indiqué dans une déclaration sur Telegram que « Ioulia Borissovna (Navalnaïa) s’est soustraite à l’enquête préliminaire et a donc été inscrite sur la liste des personnes recherchées ». Le tribunal Basmanny de Moscou a de plus ordonné le placement en détention provisoire de l’opposante, actuellement résidant à l’étranger.
Une critique virulente de Vladimir Poutine
Virulente critique de Vladimir Poutine, Ioulia Navalnaïa a assuré qu’elle continuerait le combat de son mari, décédé en prison en février dans des circonstances non élucidées. Selon elle, « Vladimir Poutine est un meurtrier et un criminel de guerre. Sa place est en prison ».
La répression touche même l’ordinaire citoyen
L’ex-bras droit d’Alexeï Navalny, Léonid Volkov, également en exil à l’étranger, a confirmé l’indéfectible détermination de Ioulia à faire perdurer le combat d’Alexeï. Cependant, nos constatations révèlent que les opposants de tous niveaux subissent la répression.
Que ce soit les critiques du régime, les personnes ayant participé à des actes de protestation ou critiqué l’offensive en Ukraine, tous ont été soit emprisonnés, soit contraints à l’exil à l’étranger. Bon nombre d’entre eux ont été condamnés à de très lourdes peines, prouvant ainsi la restriction croissante des libertés en Russie.