Un sens commun de la logique voudrait que les trajets en train les plus longs soient les plus coûteux. La récente enquête de l’association UFC-Que Choisir quant aux tarifs pratiqués par la SNCF au kilomètre tend cependant à secouer cette idée. En ouverture, on apprend ainsi que cela fait depuis bien longtemps que « la tarification au kilomètre n’est plus de mise sur le réseau SNCF ».
À l’instar de ce qu’il se fait au niveau du transport aérien, la SNCF a opté pour le « yield management », se traduisant par une prise en compte de plusieurs paramètres dans la détermination du prix du billet : date d’achat, taux de remplissage du train, état de la concurrence sur le trajet concerné et période du voyage.
Trajets en train : un prix au kilomètre très bas pour un Perpignan – Aix-en-Provence
UFC-Que Choisir a donc décidé d’analyser, le 2 février dernier au matin, le prix au kilomètre observé sur 80 liaisons directes. Le profil du voyageur concernait « un adulte de plus de 25 ans mais de moins de 60 ans », désirant valider « un aller simple le vendredi 13 mars, sur le premier TGV à partir de 17 heures ». L’association s’est notamment rendue compte que seules 17 liaisons proposaient des billets à tarif réduit (Prem’s), avant d’indiquer que le voyage Perpignan – Aix-en-Provence affichait le prix au kilomètre le moins élevé de tous (pour un trajet compris entre deux et trois heures) : 0,09€.
SNCF : des billets moins chers pour les trajets plus longs
À l’inverse, le trajet Paris-Londres s’est avéré le plus coûteux, une premier place s’expliquant vraisemblablement par le passage payant par le tunnel sous la Manche. Il a aussi été constaté une différence de 0,22€ le kilomètre en moyenne entre la liaison la plus longue et celle étant la plus courte. UFC-Que Choisir en est arrivée à la déduction que « plus le trajet est long (cela se vérifie toutefois davantage pour la distance que pour le temps), plus le coût au kilomètre a tendance à baisser », en particulier pour les voyages durant entre deux à trois heures.