Ouragan Erin : alerte pour la Guadeloupe, Saint-Martin et Saint-Barthélemy face à des rafales de 120 km/h

Image d'illustration. Ouragan vu de l'espaceADN
Alors que l’ouragan Erin approche des Antilles, les autorités placent la Guadeloupe, Saint-Martin et Saint-Barthélemy en alerte. Des vents violents atteignant 120 km/h sont attendus dans ces territoires, appelés à se préparer à d’éventuels dégâts.
Tl;dr
- Erin, premier ouragan de 2025, menace les Caraïbes.
- Risque accru d’inondations et glissements de terrain.
- Saison des ouragans s’annonce plus intense cette année.
L’ouragan Erin : une menace croissante sur les Caraïbes
Au cœur de l’Atlantique nord, la saison cyclonique prend une tournure redoutée avec le renforcement de la tempête tropicale Erin. Vendredi 15 août 2025, elle s’est hissée au rang d’ouragan, marquant ainsi le premier phénomène de ce type pour l’année en cours dans la région. Ses vents atteignent désormais jusqu’à 120 km/h alors que l’ouragan avance vers les îles Vierges britanniques et américaines, ainsi que Porto Rico, selon le dernier rapport du Centre américain des ouragans (NHC).
Précipitations extrêmes attendues dès vendredi soir
À partir du début du week-end, les prévisionnistes anticipent des épisodes pluvieux majeurs susceptibles de s’étendre jusqu’à dimanche. L’agence météorologique met en garde contre des « crues soudaines et des inondations (…) ainsi que des glissements de terrain ou des coulées de boue », conséquences directes des précipitations attendues sur ces territoires déjà exposés.
Du côté français, la vigilance reste de mise : Météo France place notamment Saint-Martin, Saint-Barthélémy et la Guadeloupe sous alerte jaune en raison d’orages et pluies intenses liés aux effets périphériques du cyclone.
Une trajectoire inquiétante et un risque d’intensification majeure
Le NHC prévoit que Erin continue à se renforcer tout au long du week-end. L’ouragan pourrait gagner en puissance pour devenir un « ouragan majeur » en progressant vers le nord-ouest. Son itinéraire envisagé le conduirait au-dessus de la République dominicaine, d’Haïti, puis sur les Bahamas. Cette évolution s’inscrit dans un contexte où la saison cyclonique s’annonce particulièrement active : selon les estimations officielles américaines, elle devrait dépasser la normale entre juin et novembre.
Voici quelques éléments clés à surveiller :
- Coupes budgétaires à la NOAA : Les restrictions imposées par le gouvernement de Trump sur l’Agence américaine d’observation océanique et atmosphérique (NOAA) alimentent les craintes concernant la fiabilité des prévisions.
- Alerte scientifique : Le réchauffement climatique favorise l’intensification rapide des tempêtes.
- Bilan humain passé : En 2024, l’ouragan Hélène avait causé plus de 200 morts dans le sud-est des États-Unis.
Perturbations budgétaires et impact climatique : un cocktail explosif ?
Il serait imprudent d’écarter l’influence du changement climatique sur ce phénomène. Comme le rappellent plusieurs experts, la hausse des températures océaniques augmente significativement le risque de voir surgir des tempêtes plus puissantes – une tendance dont Erin pourrait bien être le nouveau symbole. Par ailleurs, les coupes imposées par le gouvernement de Donald Trump à la NOAA pourraient compromettre encore davantage la précision du suivi météorologique.
Face à cette accumulation de facteurs défavorables, habitants comme autorités guettent avec nervosité l’évolution d’Erin, dont la trajectoire reste source d’inquiétude dans toute la région caribéenne.