La nuit dernière, des hommes armés pénètrent dans le dortoir d’un lycée de Buni Yadi, dans le nord-est du pays, pour y lancer des explosifs et ouvrir le feu sur les pensionnaires. 43 corps ont d’ores et déjà pu être acheminés par ambulance à l’hopital de Damataru, capitale de l’Etat de Yobé. Les élèves seraient âgés de 8 à 11 ans, et seuls des garçons auraient été touchés.
Les écoles sont une cible privilégiée de Boko Haram, qui signifie « l »éducation occidentale est interdite », depuis le début de son insurrection en 2009.
La lutte anti-terroriste dans l’impasse
La secte revendique la création d’un Etat islamiste au Nord du Nigéria, à dominante musulmane. L’Etat de Yobé est l’un des trois Etats du nord les plus touchés par l’insurrection. A ce titre, il est placé sous état d’urgence depuis mai dernier, sans que cela n’empêche les violences : les exactions commises par Boko Haram y ont fait plus de 1000 morts depuis cette date.
Dans une récente vidéo, le chef de la secte islamiste, Abubakar Shekan, a promis de poursuivre la lutte armée et de l’étendre au sud du pays, à dominante chrétienne.
Ce nouveau massacre renforce la pression sur le président nigérian, Goodluck Jonathan, déjà vivement critiqué pour l’absence de résultats obtenus face à l’insurrection terroriste.