Nantes : un retraité attaque l’État car on lui interdit de rouler avec son camping-car XXL
À Nantes, un septuagénaire attaque l'État à qui il demande plus de 500.000 euros de dédommagement. Ce retraité ne peut ainsi plus rouler avec son camping-car XXL alors que ce dernier avait passé le contrôle technique sans encombre.
Mardi, la cour administrative d’appel de Nantes (Loire-Atlantique) a examiné le dossier de Yves, un homme de 70 ans attaquant l’État car ne pouvant plus rouler avec son camping-car XXL. Il demande plus précisément 522.000 euros de dédommagement pour avoir investi « plus de 700 000 euros » dans un véhicule qui s’est avéré inadapté à la circulation. Et ce alors que ce camping-car était sorti du contrôle technique sans la moindre remarque à ce sujet.
Son camping-car XXL passe le contrôle technique alors que pesant 5 tonnes de trop
Le Parisien rapporte que l’homme avait sollicité les services d’un carrossier de Saint-Hilaire-du-Harcouët (Manche) pour assembler un camion tracteur et une remorque semi-portée. À l’ensemble, Yves avait voulu ajouter des panneaux solaires et une station d’épuration. Entre 2006 et 2008, ce camping-car XXL avait passé le contrôle technique sans encombre. Mais quelques années plus tard, après s’être rapproché d’un expert pour un problème de peinture, Yves a appris de ce professionnel que son véhicule dépassait de 5 tonnes la limite autorisée pour rouler en France. Le septuagénaire reproche désormais à la Direction régionale de l’industrie, de la recherche et de l’environnement (Drire) de Basse-Normandie de ne pas l’avoir prévenu.
La requête du retraité pourrait être rejetée
L’État n’est pas la seule partie à qui ce retraité souhaite demander des comptes, puisqu’il a également engagé des procédures contre le carrossier normand et son assureur. La cour administrative d’appel de Nantes a trois semaines pour rendre sa décision dans cette affaire, bien que le rapporteur public ait appelé à rejeter la requête du septuagénaire. Ce dernier apparaît comme un maître d’œuvre de renom à Nogent-le-Rotrou, dans l’Eure-et-Loir, où il s’est ainsi spécialisé des années durant dans la restauration de monuments historiques. Aujourd’hui domicilié à Lamothe-Fénelon, dans le Lot, son savoir-faire ne l’a pas quitté puisqu’il a remis sur pied un moulin en ruine.