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Meta s’efforce de convaincre que l’addiction aux réseaux sociaux n’existe pas réellement

Tech > Réseaux sociaux > Meta > Addiction
Par Jordan Servan,  publié le 14 février 2026 à 14h00.
Tech
Meta

Image d'illustration. MetaMeta / PR-ADN

Face aux critiques croissantes sur l’impact de ses plateformes, Meta tente de minimiser les inquiétudes concernant les effets potentiellement nocifs d’une utilisation excessive.

Tl;dr

  • Meta fait face à deux procès aux États-Unis accusant ses plateformes d’être « addictives » et de nuire à la santé mentale des jeunes.
  • La défense argue que l’addiction aux réseaux sociaux n’est pas reconnue officiellement par le DSM, tandis que des experts contestent cette interprétation et signalent des effets problématiques documentés.
  • Les audiences continueront avec des témoignages de dirigeants et lanceurs d’alerte, et pourraient révéler des documents internes sur l’impact des réseaux sociaux sur la jeunesse.

Deux procès, un enjeu : l’addiction aux réseaux sociaux

Meta se retrouve sous le feu des projecteurs judiciaires cette semaine, face à deux procès majeurs, l’un au Nouveau-Mexique et l’autre à Los Angeles. Le cœur du débat ? Les conséquences potentiellement délétères des fonctionnalités jugées « addictives » de ses plateformes sur la santé mentale, en particulier celle des jeunes utilisateurs.

Dans le premier dossier, le procureur général du Nouveau-Mexique reproche à la société d’avoir facilité l’exploitation d’enfants ainsi que leur exposition à des mécanismes susceptibles de nuire durablement à leur équilibre. De son côté, une résidente californienne attaque Meta pour les troubles psychologiques qu’elle impute directement à la conception même d’Instagram et d’autres réseaux du groupe.

Définir l’addiction : un terrain glissant

Face à ces accusations, les dirigeants de Meta, dont le patron d’Instagram Adam Mosseri, ont martelé devant la cour que parler d’addiction aux réseaux sociaux relèverait de l’abus de langage. À la barre, Mosseri a établi un parallèle avec « l’accro » aux séries télévisées sur Netflix – loin selon lui des dépendances cliniques reconnues.

L’argument principal avancé par la défense repose sur un point précis : puisque le terme « social media addiction » n’apparaît pas dans le DSM, le manuel de référence des troubles mentaux publié par l’American Psychiatric Association, il ne s’agirait donc pas d’une pathologie officiellement reconnue. Leur avocat Kevin Huff n’a pas manqué de rappeler au jury que ce manque d’inscription équivaut à une non-reconnaissance scientifique.

Désaccords chez les spécialistes et mise en perspective scientifique

Pourtant, cette lecture ne fait pas consensus chez les experts. L’APA, interrogée récemment, précise : « L’absence actuelle dans le DSM-5-TR ne signifie pas pour autant que cela n’existe pas. » Sur son propre site, elle met à disposition informations et ressources dédiées à cette problématique émergente.

La chercheuse en psychophysiologie Dr Tania Moretta va dans ce sens : « L’absence de classification officielle ne veut pas dire qu’un comportement n’est ni addictif ni dommageable. » Elle insiste sur le fait que bon nombre de troubles sont étudiés et soignés bien avant toute reconnaissance formelle dans les manuels diagnostics. Selon elle, plusieurs symptômes associés à une utilisation problématique sont déjà identifiés :

  • Dérèglements du système de récompense et de motivation ;
  • Difficultés dans les sphères sociale, scolaire ou professionnelle ;
  • Troubles du sommeil et détresse psychologique.

Poursuite judiciaire et documents internes attendus

Les deux affaires sont loin d’être closes ; elles devraient se poursuivre pendant encore plusieurs semaines. Au Nouveau-Mexique, le témoignage de lanceurs d’alerte comme Arturo Bejar a déjà mis en lumière certaines pratiques internes du groupe. À Los Angeles, après la déposition remarquée d’Adam Mosseri, c’est désormais Mark Zuckerberg qui est attendu à la barre. Par ailleurs, ces procès pourraient lever le voile sur de nombreux documents confidentiels concernant les propres études menées par Meta sur les impacts mentaux auprès des jeunes — une transparence inédite qui risque fort d’alimenter un débat déjà brûlant autour des responsabilités des géants du numérique.

Le Récap
  • Tl;dr
  • Deux procès, un enjeu : l’addiction aux réseaux sociaux
  • Définir l’addiction : un terrain glissant
  • Désaccords chez les spécialistes et mise en perspective scientifique
  • Poursuite judiciaire et documents internes attendus
En savoir plus
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