Jugeant que les futurs époux affichaient une différence d’âge bien trop conséquente à ses yeux, soit 42 ans, la mairie de Cagnes-sur-Mer avait suspendu, en fin d’année dernière, le mariage entre un homme de 80 ans et une femme de 38 ans.
Jean-Claude et Déborah avaient ensuite été séparément auditionnés par l’État civil, et les facteurs de doute accumulés d’avoir amené à l’ouverture d’une enquête par le procureur de la République. Le couple était au passage apparu particulièrement contrarié par ce double interrogatoire et la remise en question de l’amour ainsi partagé.
Une enquête avait été ouverte sur le mariage entre un homme de 80 ans et une femme de 38 ans
Il était attendu que les résultats de cette enquête, menée « dans le seul but de protéger l’un ou l’autre des conjoints d’un éventuel abus de faiblesse”, soient délivrés en ce lundi 12 février 2018. À l’heure où sont rédigées ces lignes, ces conclusions ne sont pas encore connues, mais un coup de théâtre vient de les rendre plus ou moins caduques.
La conjointe rompt ses fiançailles pour des raisons « propres »
Nos confrères de Nice-Matin rapportent ainsi que la femme a exprimé son souhait de rompre ses fiançailles « pour des raisons qui lui sont propres ». Le timing de cette révélation apparaît curieux et il faut donc croire qu’une validation du mariage par la justice n’aurait rien changé. La relation entre les deux amoureux s’est vraisemblablement détériorée entre-temps, même s’il est possible que les motifs de Déborah pour mettre un terme à ses fiançailles ne soient jamais rendus publics.
Au sortir de son audition, pendant laquelle il s’était énervé contre l’officier en face de lui, l’octogénaire avait déploré que les couples affichant une sensible différence d’âge soient ainsi déconsidérés : « On a l’impression d’être des criminels. Ce n’est quand même pas un délit de s’aimer même quand on a une grande différence d’âge ?”