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Libye : besoin de la « communauté internationale » mais pas d’une « aide internationale »

International > Terrorisme > État islamique > Libye
Par Gael Brulin,  publié le 5 juin 2016 à 9h30.

Dans un entretien paraissant en ce dimanche, le Premier ministre libyen Fayez Al Sarraj reconnaît la nécessité de "l'aide de la communauté internationale" dans la lutte contre le terrorisme mais ne veut pas parler "d'intervention internationale".

Le choix des mots apparaît notable. Le Premier ministre libyen Fayez Al Sarraj a ainsi récemment reconnu que son pays ne pourra mener seul la bataille contre le terrorisme, et en particulier l’État islamique (EI) particulièrement implanté en Libye. Il n’appelle cependant pas à l’envoi d’armées étrangères sur son sol.

Dans un entretien paraissant en ce jour dans les colonnes du Journal du Dimanche, le ministre a en effet déclaré que « c’est vrai que nous avons besoin d’aide de la communauté internationale dans notre guerre contre le terrorisme et il est vrai que nous en avons déjà reçue. Mais nous ne parlons pas d »intervention internationale ».

Terrorisme : la Libye veut « éviter » une intervention militaire internationale

Et d’ajouter qu’une intervention militaire international terrestre est « contraire à nos principes. C’est pourquoi, nous souhaitons l’éviter ». M. Al Sarraj a ensuite précisé le détail de l’aide souhaitée par la Libye auprès de la communauté internationale :

« Nous avons besoin en revanche d’images satellites, de renseignements, d’aides techniques. Pas de bombardements ». Le Premier ministre libyen explique également que dans l’optique d’une reconstruction du pays, « notre démarche repose sur trois piliers : l’économie, la sécurité et l’Accord national, qui prévoit l’unité et la réconciliation du pays. Nous savons très bien que les malentendus entre les différentes parties ont failli causer la division du pays. Mais nous travaillons aujourd’hui à l’unifier ».

« J’espère toujours que nous allons trouver un accord »

Alors que le gouvernement d’unité nationale libyen ne jouit pas d’un soutien unanime à l’intérieur de ses frontières, Fayez Al Sarraj estime que, concernant un deuxième gouvernement se dessinant en Libye, « dans l’Est, on trouve beaucoup de gens sages, qui sont opposés à cette division ».

Tout en s’estimant « proche » d’une victoire sur « l’EI à Syrte », le chef du gouvernement libyen veut enfin croire à la possibilité d’une réelle unité nationale : « J’espère toujours que nous allons trouver un accord. Il faut donner une chance aux différentes parties de participer à notre programme de reconstruction ».

Le Récap
  • Terrorisme : la Libye veut « éviter » une intervention militaire internationale
  • « J’espère toujours que nous allons trouver un accord »
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