Les courges excessivement amères peuvent faire tomber les cheveux
Consommer des courges trop amères peut amener à perdre tous ses cheveux, même si dans les cas déjà observés, ces derniers finissaient par repousser.
L’information serait à même de faire sourire si elle n’impliquait pas de terribles maux chez les patients concernés. Dans son étude publiée dans le numéro de mai du JAMA Dermatology, le dermatologue français Philippe Assouly alerte ainsi sur deux cas similaires où des personnes ont perdu leurs cheveux après avoir mangé des courges excessivement amères.
Des situations, de même qu’une troisième rapportée par Le Parisien, ayant toutes ciblé des femmes. La première avait consommé une soupe de citrouille en 2010, la deuxième une courge spaghetti en 2017 et la troisième une courge butternut en décembre dernier.
Elle mange une courge trop amère : « jamais été aussi malade que cette nuit-là »
Des patientes ayant donc toutes vu leurs cheveux tomber, mais pas seulement. Leurs poils pubiens et ceux situés sous leurs aisselles les ont également quittées. La consommatrice de la courge butternut raconte que si elle a rapidement cessé sa dégustation, des effets particulièrement indésirables se sont tout de même fait sentir :
« 30 minutes après, j’étais prise de maux de ventre et n’ai jamais été aussi malade que cette nuit-là. J’avais des crampes, des sueurs froides, des débuts d’hallucination. J’ai même perdu connaissance. J’ai pensé que c’était une grosse gastro d’après les fêtes« . Une semaine plus tard, elle perdait ses cheveux, avant que ces derniers ne finissent par repousser.
Une intoxication à la cucurbitacine
Il s’agit en fait d’une intoxication à la cucurbitacine, une substance toxique que l’on trouve entre autres dans les courges, courgettes, citrouilles, concombres et melons. Le dermatologue explique que « si une abeille va polliniser une cucurbitacée cultivée pour l’alimentation, la cucurbitacine va s’y retrouver ».
Le moyen de la détecter est assez simple : « Le fait qu’une courge soit amère, ça doit alerter. Il ne faut pas forcer un enfant à la finir ». Et comme pour appuyer sa recommandation, le docteur Assouly rappelle qu’« il y a trois ans, un homme est mort à cause d’un ragoût de courgettes en Allemagne ».