En bref
- Butters est devenu l’un des personnages les plus drôles de South Park grâce à son innocence et son décalage avec les autres.
- D’abord simple figurant, il s’est imposé comme un membre central de la bande, notamment avec son alter ego Professor Chaos.
- Ses épisodes, ses situations absurdes et ses répliques cultes en ont fait un personnage incontournable de la série.
Dans South Park, le plus gros générateur de rires n’est ni Eric Cartman, ni Kenny, ni même Randy Marsh. C’est Butters, le gamin poli, maladroit et presque trop gentil pour l’univers complètement tordu de la série. Et c’est justement ce décalage qui fait mouche depuis des années.
L’outsider poli qui écrase tout le monde
Le cœur de South Park, ce sont normalement Cartman, Kyle, Kenny et Stan. Sauf que Butters a fini par les dépasser sur un terrain précis, le comique pur. Là où les autres jurent, manipulent ou enchaînent les bêtises, lui reste d’une innocence presque absurde.
Même quand tout tourne mal, Butters garde ce ton doux et ce calme bizarrement irrésistible. Son nom complet, Butters Stotch, son côté timide, ses mains qui gigotent, ses yeux baissés, tout participe au gag. Ses parents le punissent alors qu’il se comporte bien, quand d’autres enfants bien pires s’en sortent sans souci. Résultat, la mécanique est simple et très efficace.
Il y a aussi ces petites scènes qui résument tout. Quand sa mère lui reproche sa tête sur une photo d’école, il répond « Non, c’est juste à ça que je ressemble ». Même logique pour cette explication lunaire sur sa façon d’aller aux toilettes, face au réservoir pour poser ses cahiers de coloriage dessus. Dit par quelqu’un d’autre, ça tombe à plat. Dit par Butters, ça devient culte.
De figurant à cinquième membre du groupe
Au départ, Butters n’était qu’un personnage d’arrière-plan dans South Park. Puis son rôle a grossi. Dès le début de la saison 3, il apparaît de plus en plus, jusqu’à s’installer comme une sorte de cinquième pilier du groupe.
Le vrai décollage arrive avec l’épisode Butters’ Very Own Episode, en saison 5, entièrement centré sur lui. La saison 6 ajoute encore une couche avec Professor Chaos, son alter ego de super-vilain, lancé après son remplacement temporaire de Kenny dans la bande principale. Bon, le contraste entre sa gentillesse naturelle et cette posture de méchant reste quand même l’une des meilleures idées de la série.
Les épisodes où Butters vole carrément la vedette
Plusieurs épisodes parmi les plus retenus de South Park tournent autour de lui, comme Casa Bonita ou AWESOM-O. Il y a aussi cette intrigue où il monte à l’école une entreprise de baisers censée rester innocente, avant de finir en proxénète. Voir Butters devenir méchant, jurer ou se durcir, c’est souvent encore plus drôle que sa version sage.
Ses répliques ont fait le reste. « Oh, hamburgers » fonctionne grâce à son débit. Pareil pour : « Je m’appelle Butters. J’ai huit ans, je suis groupe sanguin O et je suis bi-curieux ». Et une scène comme celle où il joue seul à un jeu Hello Kitty pendant que les autres plongent dans World of Warcraft, ça résume tout. Avec Butters, peu importe la situation imaginée par Trey Parker et Matt Stone, la série a presque toujours un temps d’avance. Les épisodes de South Park sont disponibles sur Paramount+.