Le collectif #MeTooÉcole interpelle Emmanuel et Brigitte Macron pour renforcer la protection des enfants

Image d'illustration. Fresque artistique de célébration de la diversitéADN
Le collectif #MeTooÉcole interpelle Emmanuel et Brigitte Macron afin d’obtenir des mesures renforcées pour assurer la protection des enfants dans les établissements scolaires, à travers une série de revendications adressées directement au couple présidentiel.
Tl;dr
- Parents demandent protection accrue contre violences en milieu scolaire.
- Paris lance plan d’action après signalements d’agressions sexuelles.
- #MeTooÉcole exige contrôles et protocoles clairs pour enfants.
L’émoi provoqué par les agressions sexuelles à l’école
Le sujet s’impose ces dernières semaines dans le débat public : la multiplication des signalements d’agressions sexuelles sur des enfants, notamment à Paris, secoue profondément la confiance accordée au système scolaire.
Face à ce climat anxiogène, le collectif citoyen #MeTooÉcole, rassemblant parents, enseignants et citoyens de toute la France, a choisi d’interpeller directement Emmanuel Macron et son épouse dans une lettre ouverte publiée par La Tribune Dimanche. À travers cette démarche, ils réclament des actions concrètes et une prise de parole forte du couple présidentiel.
L’appel du collectif #MeTooÉcole
Dans leur texte, les membres du collectif se présentent sans détour : « Nous sommes #MeTooÉcole. La voix de parents, de citoyens, d’enseignants unis dans un même combat : lutter contre les violences faites aux enfants dans les écoles ». Ils décrivent une réalité glaçante : pleurs inexpliqués, cauchemars récurrents ou comportements soudainement inhabituels chez l’enfant.
Autant de signaux souvent banalisés… jusqu’au jour où l’on découvre qu’ils résultent parfois de violences physiques ou sexuelles. Créé en novembre 2025, ce mouvement souhaite bousculer ce qu’il perçoit comme une culture du silence où « la douleur et la parole de l’enfant n’ont aucune valeur ».
Des réponses institutionnelles encore jugées insuffisantes
Le collectif déplore le sentiment d’isolement ressenti par les familles face à des institutions « qui ne veulent pas faire de vagues » tandis que les victimes sont souvent invitées à reprendre une vie scolaire normale. Pour répondre à ces alertes répétées, la mairie de Paris a dévoilé un ambitieux plan de lutte contre les violences sexistes et sexuelles en milieu scolaire. Parmi les mesures annoncées figurent :
- Renforcement de la formation des animateurs périscolaires
- Création d’un poste dédié à la défense des enfants
- Mise en place d’inspections générales indépendantes dans plusieurs établissements touchés
Selon le premier adjoint chargé de l’éducation à la mairie, Patrick Bloche, déjà « 36 suspensions d’animateurs dont 19 pour violences sexuelles sur mineurs » ont été prononcées depuis le début de l’année. Neuf enquêtes administratives sont actuellement ouvertes dans autant d’écoles.
#MeTooÉcole réclame un audit national immédiat
Au-delà des initiatives parisiennes, le collectif demande un changement systémique : contrôle systématique des antécédents des professionnels au contact des élèves, protocole clair pour chaque établissement avec signalement immédiat et enquête administrative automatique. Pour eux, il est temps que l’État garantisse enfin que l’école redevienne un espace sûr pour tous les enfants.