Landes : condamné pour des viols sur sa fille, il est retrouvé mort en prison

Dans la nuit de mercredi à jeudi dans les Landes, un homme de 49 ans condamné pour des viols sur sa fille a été retrouvé pendu dans la cellule qu'il occupait. Son décès a ensuite été confirmé et, pour l'heure, le suicide apparaît comme l'explication la plus plausible.

Dans la nuit du mercredi 3 au jeudi 4 mars, peu avant deux heures du matin, un agent du centre pénitentiaire de Pémégnan, à Mont-de-Marsan (Landes), a donné l’alerte. Il venait ainsi de découvrir un détenu pendu dans sa cellule. Sud Ouest rapporte que les secours ont accouru et qu’une fois sur place, ont tenté de ranimer cet homme de 49 ans à plusieurs reprises. En dépit des efforts des pompiers et du SMUR (structure mobile d’urgence et de réanimation) pour lui faire rouvrir les yeux, le décès du détenu a été confirmé.

Détendu retrouvé pendu dans sa cellule : une autopsie diligentée

Le parquet de Mont-de-Marsan indique que « malgré la surveillance rapprochée dont [ce détenu] faisait l’objet, il a été retrouvé pendu. Comme c’est le cas dans pareilles circonstances, une autopsie du corps a été diligentée pour confirmer le suicide sans l’intervention d’un tiers. » Aucune lettre n’aurait été laissée par le quadragénaire, condamné le mardi 2 février dernier par la cour d’assises des Landes à quinze ans de réclusion criminelle. Il avait ainsi été reconnu coupable d’avoir plusieurs fois violé sa fille entre janvier 2014 et décembre 2015 dans le village familial de Chalosse. La victime avait expliqué avoir dû avorter à l’âge de 12 ans, en 2015.

Jugé pour viols, il avait nié les faits pourtant avoués en garde à vue

Récemment entrée dans la majorité, la victime avait déclaré en ouverture du procès que si elle avait appelé à ce que ce dernier soit public, c’était pour « briser la chape de plomb ». Pendant les trois jours de procès, son père avait nié les faits après les avoir pourtant reconnus lors de sa garde à vue. Pour lui, un complot familial aurait été mis en place pour récupérer ses indemnisations perçues pour un accident de travail. L’homme avait interjeté appel dans les dix jours ayant suivi le verdict.

Gael Brulin

Spécialiste Faits Divers

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