La série « Eyes of Wakanda » séduit, mais soulève une question majeure sur le vibranium

La nouvelle série animée "Eyes Of Wakanda" séduit les fans de l’univers Marvel grâce à son intrigue captivante, mais elle soulève également des questions complexes concernant la cohérence et le rôle du vibranium dans la mythologie de Wakanda.

Eyes of Wakanda
Image d'illustration. Eyes of Wakanda — Marvel / PR-ADN

Tl;dr

  • Les pouvoirs du vibranium restent mal définis dans « Eyes of Wakanda ».
  • Les technologies anciennes du Wakanda rivalisent avec celles, avancées, du présent.
  • La série soulève des questions sur l’évolution du MCU.

Un bond technologique, du passé au présent

Difficile de ne pas être impressionné par la nouvelle série animée « Eyes of Wakanda », disponible sur Disney+. Cette création s’inscrit dans la droite ligne du renouveau des séries Marvel, qui, après les succès critiques de X-Men ’97 ou encore Your Friendly Neighborhood Spider-Man, continue d’explorer l’univers du studio sous un angle original. Mais là où ces prédécesseurs brillaient par leur esthétique soignée et souvent nostalgique, « Eyes of Wakanda » opte pour une animation en images de synthèse plutôt efficace, même si elle manque parfois de singularité.

L’omniprésence énigmatique du vibranium

Si le récit propose quatre épisodes indépendants retraçant les exploits secrets du réseau d’espionnage wakandais — les célèbres Hatut Zaraze — c’est surtout la question du vibranium qui intrigue. Ce métal venu de l’espace, source de tous les miracles technologiques de la nation africaine dans le MCU, demeure un mystère. On sait qu’il est quasiment indestructible, qu’il absorbe et restitue l’énergie comme nul autre… mais à chaque nouvel opus, ses pouvoirs semblent évoluer au gré des besoins scénaristiques. Dans cette série, on découvre avec surprise que la civilisation wakandaise maîtrisait déjà, il y a des millénaires, des technologies dignes d’un roman de science-fiction : projections holographiques, armes énergétiques tirant des salves violettes, dispositifs numériques… On en vient à se demander comment le simple accès à ce minerai aurait permis à une société préindustrielle d’inventer l’électricité ou le numérique bien avant le reste du monde.

Cohérence mise à l’épreuve dans l’univers Marvel

Cette avancée fulgurante interroge : pourquoi certains progrès apparaissent-ils comme révolutionnaires dans les films récents alors qu’ils semblent acquis depuis des siècles ? Les fans pourraient dresser une liste des paradoxes :

  • Technologies médicales limitées face à une maladie mortelle récente.
  • Systèmes ferroviaires propres présents dès le premier « Black Panther » et pourtant anciens selon la série.
  • Impact-absorption présenté comme une nouveauté alors qu’elle aurait pu exister depuis longtemps.

De telles incohérences nourrissent autant la frustration que la fascination.

L’attrait intact malgré les zones d’ombre

Bien sûr, cette interrogation sur le rôle exact du vibranium ne gâche en rien le plaisir pris devant « Eyes of Wakanda ». Au contraire, elle réveille cette envie de voir Marvel creuser davantage l’évolution technologique de sa nation iconique. Peut-être est-ce là le charme discret de la série : titiller notre imaginaire et nous pousser à remettre en cause ce que nous pensions établi dans le MCU. Pour peu qu’on accepte ce flou artistique autour du vibranium, il faut reconnaître que cette nouvelle déclinaison de Wakanda fourmille d’idées aussi brillantes que mystérieuses.

Morgan Fromentin

Spécialiste Divertissement

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