Jasveen Sangha, surnommée la « reine de la kétamine », avoue son rôle dans la mort de Matthew Perry

Image d'illustration. Gros plan d'un petit sachet de poudre blanche sur une table en boisADN
Jasveen Sangha, surnommée la "reine de la kétamine", s’apprête à reconnaître sa responsabilité dans le décès de l’acteur Matthew Perry. Retour sur le parcours de cette figure controversée au cœur d’une affaire qui secoue toujours Hollywood.
Tl;dr
- La « Reine de la kétamine » va plaider coupable.
- Elle risque jusqu’à 65 ans de prison aux États-Unis.
- Matthew Perry a succombé à une overdose en 2023.
Matthew Perry : la dernière pièce du puzzle judiciaire
Dans les méandres d’Hollywood, l’affaire secoue encore le tout-Los Angeles. Près de deux ans après la disparition tragique de Matthew Perry, interprète culte du sarcastique Chandler Bing dans la série à succès « Friends », une figure bien connue des cercles festifs s’apprête à clore le chapitre judiciaire.
Surnommée la « Reine de la kétamine », Jasveen Sangha, 42 ans, va en effet reconnaître sa culpabilité dans cette affaire hors normes, selon le ministère américain de la Justice.
Kétamine : un drame sous les projecteurs d’Hollywood
L’annonce n’a rien d’anodin. Placée en détention provisoire, cette Américano-britannique est poursuivie pour plusieurs chefs d’accusation, dont celui de distribution de kétamine ayant causé la mort. L’accord qu’elle s’apprête à signer avec le parquet fédéral californien pourrait lui coûter jusqu’à 65 ans derrière les barreaux. D’après son avocat, Mark Geragos, elle accepte aujourd’hui d’« assumer la responsabilité de ses actes ». Ce choix lui évite un procès public et l’abandon partiel des charges initiales.
La disparition brutale de Matthew Perry, retrouvé sans vie dans son jacuzzi en octobre 2023, avait bouleversé les fans et suscité une vague d’hommages sans précédent dans l’industrie. L’acteur s’était exprimé publiquement sur ses difficultés avec l’addiction. Selon les enquêteurs, il suivait des traitements supervisés à base de kétamine contre la dépression mais aurait replongé à l’automne 2023 – l’enquête révèle que l’anesthésiant légal circule aussi clandestinement comme substance euphorisante.
L’empire toxique d’une jet-setteuse déchue
Le dossier judiciaire met en lumière un personnage haut en couleur. Sur Instagram, on retrouvait régulièrement des clichés mettant en scène Sangha lors de voyages luxueux ou exhibant bijoux et tenues extravagantes. Mais derrière le vernis doré, l’enquête révèle qu’elle livrait « des dizaines de doses » dans des flacons non marqués à la star américaine et se vantait même de pouvoir « honorer n’importe quelle commande », bénéficiant du soutien d’un « chef cuisinier » et d’un « scientifique ».
Parmi les éléments retenus contre elle :
- Un échantillon offert gratuitement pour tester sa marchandise.
- Des sucettes à la kétamine comme cadeau promotionnel.
- L’ordre pressant d’effacer tout échange après le décès.
Un réseau étoffé et désormais mis en cause
Outre celle que l’on présente comme la principale fournisseuse, quatre autres personnes – dont un assistant personnel, un intermédiaire et deux médecins qualifiés par SMS de « crétins » – ont accepté leur responsabilité pénale. L’instruction a également mis au jour un impressionnant stock : lors d’une perquisition chez Sangha, pas moins de quatre-vingts flacons de kétamine, mais aussi méthamphétamine, cocaïne ou Xanax ont été saisis.
Ce dernier volet judiciaire devrait refermer une affaire qui a ébranlé Hollywood et posé crûment la question du rôle des fournisseurs dans les drames liés à l’addiction parmi les célébrités américaines.