IRM : De grandes disparités en fonction des régions
Un patient souhaitant avoir recours à une IRM (Imagerie par Résonance Magnétique) doit attendre parfois très longtemps. Auparavant, il fallait compter un délai de 32.2 jours contre 29.1 jours actuellement.
Le délai s’améliore depuis 2008, mais le taux reste toujours supérieur aux attentes du gouvernement. Une étude montre également de grandes disparités entre les régions françaises. Une dizaine ont mis en avant une diminution du délai d’attente de 10% alors que six autres subissent une augmentation de 10%. Les patients désireux de passer une IRM ont tout intérêt à habiter dans le Nord de la France. Le pays souffre cruellement du manque d’équipement, cela peut donc expliquer les délais d’attente parfois longs. Dans certaines régions comme l’Auvergne, le Limousin, la Normandie ou encore la Bretagne il est nécessaire d’attendre près de 50 jours.
Ces équipements sont essentiels puisqu’ils permettent d’identifier avec précision l’étendue d’une tumeur. Frank Boudghene est le responsable de la Société Française de radiologie, il s’est exprimé à ce sujet sur Europe 1 « on adapte les traitements en fonction des résultats de cette technique ». Avec le manque d’IRM, il a peur de voir les chances d’un patient diminuées. Le plan Cancer 2 préconisait la mise en place de 10 IRM par millions d’habitants, à l’heure actuelle seules quatre régions répondent à cette demande (Rhône-Alpes, Champagne-Ardenne, Ile-de-France, Nord-Pas-de-Calais).
Le territoire français pourrait compter 9.8 IRM par million d’habitants, ce chiffre est trois fois inférieur à celui de l’Allemagne qui dispose de 27 IRM par millions. Dans une optique de combler cette différence, il faudrait mettre en place près de 1 260 IRM contre 618 aujourd’hui. Cette étude montre qu’il y a une réelle urgence, l’utilisation de ce type d’appareil est de 23% pour la cardiologie et 14% pour le cancer du sein.