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Grossesse : Risque d’autisme et antidépresseurs ne sont pas liés

Santé
Par Sebastien Veyrier,  publié le 19 avril 2017 à 17h30.

Alors que l’on pensait que la prise d’antidépresseurs pendant la grossesse pouvait augmenter le risque d’autisme chez les enfants, une étude scientifique américaine tend à prouver le contraire.

Depuis plusieurs années, certains travaux scientifiques évoquaient une possibilité d’augmentation du risque d’autisme chez le nourrisson chez les femmes enceintes qui consommeraient des antidépresseurs pendant leur grossesse.

Des chercheurs du département des sciences psychologiques et cérébrales de l’Université de l’Indiana (États-Unis) ont voulu en avoir le cœur net et ont lancé une étude de grande envergure pour déterminer si oui ou non ce risque existait.

1,5 million de cas analysés

Pour les besoins de leur recherche dont les résultats ont été publiés dans la revue scientifique Jama pediatrics, les scientifiques ont analysé plus de 1,5 million de dossiers d’enfants dont les mères avaient consommé des antidépresseurs pendant qu’elles étaient enceintes. Les cas des enfants dont la mère était sous antidépresseur ont été comparés aux frères et sœurs nés alors que la mère ne prenait pas ce type de traitements.

Le résultat est sans appel, car selon les chercheurs, la prise d’antidépresseurs dès début de la grossesse n’augmente pas le risque d’autisme, ni celui du trouble déficitaire de l’attention avec hyperactivité (TDAH).

D’autres facteurs à prendre en compte

Selon les chercheurs, on a longtemps pensé que l’autisme et la prise de médicaments antidépresseurs étaient liés, car les précédentes recherches ne prenaient pas forcément en compte les autres facteurs environnementaux et génétiques qui peuvent faire augmenter ce risque.

Les scientifiques ajoutent que si la prise de ce type de traitement est à effectuer avec l’accord de son médecin traitant, leur étude permet de lever certaines inquiétudes infondées qui auraient pu bloquer les futures mamans. A contrario, il est plus que jamais prouvé que fumer pendant la grossesse a cette fois un impact néfaste sur le foetus.

Le Récap
  • 1,5 million de cas analysés
  • D’autres facteurs à prendre en compte
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