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Fresnes : une avocate obligée de retirer son soutien-gorge pour entrer dans la prison

Actualité > Prison
Par Jérôme Nelra,  publié le 23 mai 2017 à 16h35, modifié le 23 mai 2017 à 16h43.

Me Elise Arfi a raconté à nos confrères du Parisien cet épisode qu'elle a qualifié de "très humiliant".

L’établissement pénitentiaire de Fresnes (Val-de-Marne) a été lundi après-midi le théâtre d’un événement plutôt inhabituel. Comme chaque semaine Elise Arfi, avocate au barreau de Paris, se rend à la prison afin d’y rencontrer ses clients.

Mais cette fois, elle s’est vue selon ses dires, contrainte d’enlever son soutien-gorge pour y entrer.

Me Elise Arfi : « c’était très humiliant »

Au Parisien, elle raconte les faits : « Quand je suis passée au portique, l’appareil a sonné. Je me suis débarrassée de tout, y compris de mes chaussures. Comme ça continuait à sonner, il est devenu évident que c’était à cause de l’armature métallique de mon soutien-gorge ».

Elle poursuit : « Les surveillants ont sollicité une de leur collègue femme pour qu’elle procède à une palpation. Elle a constaté que je ne portais rien de suspect. Quand je suis repassée sous le portique – qui s’est par nature remis à sonner – l’un des surveillants s’est encore opposé à mon entrée. Quand je lui ai demandé si je devais enlever mon soutien-gorge, il m’a dit que c’était à moi de voir… ».

Une version différente pour la direction de la prison

Mais pour l’administration pénitentiaire, les faits se sont déroulés autrement, affirmant que la détection a été effectuée avec un appareil manuel : « C’est alors qu’elle s’est énervée et qu’elle a retiré d’elle-même son soutien-gorge en refusant de procéder à la palpation. Il n’y a donc eu aucun écart à la règle ».

Toujours est-il que le conseil de l’Ordre des avocats a été saisi par Me Arfi, malgré les excuses présentées par la direction.

Le Récap
  • Me Elise Arfi : « c’était très humiliant »
  • Une version différente pour la direction de la prison
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