Étude : Un gaz dangereux pour l’ozone diminue plus vite que prévu

Illustration. Une protection fragile. ADN
Les chercheurs confirment une réduction de la concentration d'un gaz nuisible à la couche d'ozone dans l'atmosphère, une amélioration attribuée au protocole de Montréal signé en 1987. Mais est-ce suffisant pour sauver notre couche d'ozone ?
Tl;dr
- Les concentrations de HCFC, gaz nocifs, diminuent plus que prévu.
- Le traité international Protocole de Montréal contribue à ce succès.
- Le pic de chlore destructeur de l’ozone a été atteint en 2021.
- La protection de la couche d’ozone est un exemple d’action environnementale collective.
Victoire pour l’environnement : une réduction surprenante des HCFC
L’atmosphère nous réserve parfois de bonnes nouvelles. Selon une récente étude publiée dans la revue Nature Climate Change, les concentrations d’un certain type de gaz nocifs, les hydrochlorofluorocarbones (HCFC), ont diminué plus rapidement que prévu. Un phénomène encouragé par un traité international, le Protocole de Montréal, signé en 1987.
Le Protocole de Montréal, un premier pas décisif
Le Protocole de Montréal représente un engagement mondial fort visant à éliminer progressivement les substances nocives pour la couche d’ozone. Ces substances étaient largement utilisées dans les domaines de la réfrigération, de la climatisation, du gonflage de la mousse et des aérosols.
Bien que l’accord ait permis de limiter la production de chlorofluorocarbures (CFC), des substances toxiques appelées HCFC ont été développées pour les remplacer.
Un réseau de surveillance contribue à une avancée majeure
Une équipe internationale de chercheurs a toutefois fait une découverte surprenante : le pic de chlore destructeur de l’ozone, issu des HCFC, a été atteint en 2021, soit cinq ans plus tôt que prévu.
Cette conclusion a été tirée grâce aux mesures fournies par un réseau de stations de surveillance appelé AGAGE, et corroborées par les données de l’agence météorologique américaine NOAA.
Le chemin vers une réconciliation avec l’ozone
Selon Luke Western, de l’Université de Bristol et auteur principal de l’étude, les contrôles stricts du Protocole de Montréal et la promotion des alternatives respectueuses de la couche d’ozone ont joué un rôle clé. Il estime que cette victoire n’aurait pas été possible sans cet engagement international contre l’appauvrissement de la couche d’ozone stratosphérique. Cette réussite s’inscrit d’ailleurs comme un exemple de l’action collective en faveur de l’environnement. Selon le Programme des nations unies pour l’environnement (PNUE), la couche d’ozone pourrait se reconstituer d’ici une quarantaine d’années.