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En 2017, les actes de violence sur des médecins ont battu des records

Société
Par Sebastien Veyrier,  publié le 4 avril 2018 à 12h50.

Plus de 1000 plaintes ont été adressées par des praticiens l’an dernier. Un record historique.

Alors que les hôpitaux semblent sur la corde raide, ce rapport du Conseil de l’ordre des médecins vient confirmer que les docteurs œuvrent dans des conditions souvent très difficiles.

En effet, en 2017, le nombre d’agressions déclarées par les médecins a dépassé la barre symbolique des 1000. Une première depuis que ces statistiques sont tenues.

Toutes les spécialités visées

Le rapport du Conseil de l’ordre a été relayé par nos confrères du Parisien. En 2017, ce sont donc 1 035 déclarations d’agressions physiques ou verbales qui ont été effectuées par des médecins contre 920 en 2010.

Dans le détail, les généralistes sont les plus touchés avec 61% des plaintes recensées, mais toutes les spécialités sont visées par le phénomène. Aussi, dans 50% des cas, c’est le patient traité par le praticien qui est à l’origine de l’agression, car il juge la prise en charge trop lente. Dans 15% des cas, c’est une personne qui accompagne le patient. Les départements du Nord et des Bouches du Rhône sont les plus touchés avec respectivement 108 et 107 plaintes reçues.

Les femmes victimes majoritaires

Autre fait significatif, les femmes médecins sont désormais les principales victimes de ces agressions physiques ou verbales. Elles sont aujourd’hui 51% à avoir déposé une plainte en ce sens contre 46% en 2016.

Pour Alain-Michel Ceretti, président de France Assos Santé, et cité par nos confrères, le gouvernement doit prendre la pleine mesure de ce phénomène qui, à terme, risque de déteindre sur la prise en charge des patients. Le Conseil national de l’ordre demande notamment d’ouvrir l’accès à l’application Reporty aux praticiens. Cette dernière permet en effet d’être relayé en permanence avec les services de police et d’alerte très rapidement les autorités en cas de problème. La demande a été effectuée et serait entre les mains du ministère de l’Intérieur.

Le Récap
  • Toutes les spécialités visées
  • Les femmes victimes majoritaires
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