Dans une lettre, Macron implore les Calédoniens de lever définitivement tous les barrages

Illustration. Les restes d'un barrage routier. ADN
Le chef de l'État exprime que ceux qui ont alimenté la situation, qu'il juge inadmissible, devront en assumer les conséquences.
Tl;dr
- Le Président Macron appelle à la levée des barrages en Nouvelle-Calédonie.
- Il condamne fermement les violences récentes dans la région.
- Macron propose la création d’un nouveau contrat social calédonien.
- Il évoque un lent retour à la normale sur le territoire.
La demande de Macron : une levée des barrages en Nouvelle-Calédonie
Dans une lettre adressée aux Calédoniens ce mardi, Emmanuel Macron, appelle à une «levée ferme et définitive de tous les barrages» en Nouvelle-Calédonie. Il ajoute également une forte condamnation des violences qui ont secoué ce territoire français situé dans le Pacifique Sud.
La situation actuelle, selon «le chef de l’État qui s’était rendu sur place le 23 mai», est inadmissible. Il pointe du doigt ceux qui ont encouragé ces violences et garantit qu’ils devront répondre de leurs actes.
Un appel à un nouveau contrat social en Nouvelle-Calédonie
Macron, qui a décidé de ne pas convoquer de Congrès pour adopter le projet de réforme électorale constitutionnelle à l’origine des émeutes de mai, appelle plutôt à la constitution d’un nouveau contrat social calédonien.
Dans cette nouvelle charte, les liens qui seront tissés entre la Nouvelle-Calédonie et la France devront être ceux «unissant sans entraver, des liens de solidarité mutuels», souligne le président.
Un retour à la normale progressif mais palpable
Malgré les tensions persistantes, un lent mais réel retour à la normale s’amorce. En effet, les écoles ont ouvert à nouveau leurs portes lundi dernier, ainsi que l’aéroport international de Nouméa. Même le couvre-feu nocturne a été repoussé de deux heures, passant de 18H00 à 20H00.
Cependant, les traces des violences passées restent encore visibles dans les rues de la capitale du territoire français. Des bâtiments brûlés, des établissements scolaires endommagés, des barrages et des contre-barrages… autant de marques laissées par les récentes émeutes.
Il est important de rappeler les mots du chef de l’État : «Il faut toujours plus de temps pour construire que détruire. Mais la patience est toujours la condition de l’espérance».