Côtes-d’Armor : hospitalisé 3 mois, ses chiens d’attelage sont placés par la SPA puis adoptés
Hospitalisé 3 mois suite à un accident de la route dans les Côtes-d'Armor, un homme a découvert que ses chiens avaient été placés par la SPA et adoptés. S'il avoue ne pas avoir pensé au préalable à la prise en charge de ses bêtes, il cherche maintenant à les récupérer.
Il y a plusieurs mois, Pierrick était victime d’un accident de la route à Kergrist-Moëlou (Côtes-d’Armor). Et d’avoir été hospitalisé pour un traumatisme crânien après avoir été conduit chez le médecin par la maire de la commune, Martine Connan. Auprès de Ouest-France, cet ancien professeur de mathématiques raconte une autre problématique : « La prise en charge de mes chiens a été un gros souci auquel j’aurais dû penser avant. J’ai été conduit à l’hôpital de Carhaix. Ensuite j’ai un trou de mémoire. »
Ses chiens placés, il affirme qu’on lui a fait signer le texte d’abandon à l’hôpital
Là aussi sur intervention de la maire, la SPA est venue récupérer les 17 chiens d’attelage de Pierrick : « Martine Connan m’a dit qu’ils étaient à l’abri, ce qui m’a rassuré. Ils ont été placés dans des refuges, là où il y avait de la place, dans les quatre départements bretons. » Par la suite, cet homme a appris via le conciliateur de justice que ses chiens avaient été adoptés. Pierrick dénonce avoir été contraint de signer un texte alors qu’il ne se trouvait pas en pleine possession de ses moyens : « J’ai signé un texte d’abandon, sur lequel la SPA s’appuie pour repousser catégoriquement toute tentative de récupérer mes animaux. Je crois que c’était sur mon lit d’hôpital qu’ils m’ont fait signer quelque chose. Mais je conteste les conditions dans lesquelles j’ai signé. »
Une « affaire classée » pour la SPA de Quimper
Outre ses bêtes, Pierrick désire également récupérer son matériel d’attelage dans l’un des refuges. « Aujourd’hui, la SPA a une politique de récupération de chiens errants et comme je n’étais pas là pour les soigner… Reste, cependant, les conditions de ma signature », réaffirme-t-il. La maire de Kergrist-Moëlou assure de son côté que le recours à la SPA était le seul envisageable : « Nous n’avions pas les moyens ni la possibilité de nous occuper des chiens. Nous n’avions pas d’autre solution que de nous adresser à la SPA qui a soigné les chiens et leur a apporté des croquettes. Il a fallu près d’une semaine pour trouver des centres pour les accueillir. » Reste à savoir si Pierrick se sentira la force d’entamer des démarches alors que la SPA de Quimper parle d’une « affaire classée ».